Obsèques du père Jacques Hamel en la cathédrale de Rouen
La cathédrale de Rouen accueille mardi en début d'après-midi les obsèques solennelles du père Jacques Hamel, assassiné il y a une semaine dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray.
La cérémonie doit avoir lieu à partir de 14h00 en présence du ministre de l'Intérieur et des Cultes Bernard Cazeneuve et des autorités locales et régionales.
La messe sera célébrée par l'archevêque de Rouen Mgr Dominique Lebrun, entouré de Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la conférence des évêques de France, et de Mgr Jean-Charles Décubes, ancien archevêque de Rouen qui a pris sa retraite.
La venue du président François Hollande ne semblait pas attendue.
Toutefois le chef de l'Etat a reçu lundi soir le maire communiste de Saint-Etienne-du-Rouvray Hubert Wulfranc à l'Elysée.
Plus de 2.000 personnes, à l'intérieur de la cathédrale, et des centaines à l'extérieur sont attendues aux obsèques.
Un écran géant sera installé sur le parvis de la cathédrale pour ceux qui n'auront pas pu y entrer.
A l'issue de la cérémonie, le prêtre sera inhumé «dans la plus stricte intimité familiale», a indiqué le diocèse de Rouen qui reste muet sur le lieu. Ce ne sera pas Saint-Etienne-du-Rouvray.
Le père Hamel, prêtre discret durant son long sacerdoce d'une soixantaine d'années, a été égorgé dans sa 86e année alors qu'il célébrait une messe matinale pour cinq fidèles, trois religieuses et un couple d'octogénaires dont l'homme a été grièvement blessé à la gorge et au thorax.
Dans le cadre de l'enquête sur les deux terroristes, qui avaient chacun tenté de se rendre en Syrie, trois hommes ont déjà été mis en examen et écroués. Le dernier en date, dimanche est Farid K., 30 ans, cousin d'Abdel Malik Petitjean, pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle», selon le parquet antiterroriste de Paris.
Cet homme «avait parfaitement connaissance, si ce n'est du lieu et du jour précis, de l'imminence d'un projet d'action violente de son cousin», a précisé le parquet, après l'examen de son téléphone et de son ordinateur qui «a révélé qu'il en savait bien plus que ce qu'il a voulu dire aux enquêteurs».
Un mineur de 17 ans qui avait cherché à partir en Syrie avec Adel Kermiche en 2015 avant d'être arrêté à Genève lors d'une seconde tentative et remis à la France, a aussi été mis en examen.
De même que Omar C., 19 ans, arrêté dans une enquête distincte deux jours avant la prise d'otages de Saint-Etienne-du-Rouvray.
Source: agences