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La crise ukrainienne s’invite aux Jeux Olympiques

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Au lendemain des violences qui ont ensanglanté son pays, l’Ukrainienne Bogdana Matsotska a annoncé jeudi 20 février son retrait des Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi (Russie) pour protester contre l’usage de la force par le président Viktor Ianoukovitch au lieu de privilégier le dialogue avec les manifestants.

La journée de mardi n’avait été marquée par aucune prise de position des athlètes ukrainiens au sein du périmètre olympique où les journalistes ukrainiens se font très discrets. Accompagnée de son père, la skieuse qui ne figure parmi les favorites devait prendre part au slalom dames aujourd’hui. Elle est la première personnalité sportive de sa délégation à afficher publiquement sa désapprobation et à quitter les JO qui s’achèvent dimanche.

Ce retrait a été confirmé dans la journée par le porte-parole du Comité Olympique (CIO), Mark Adams, alors que les affrontements avaient fait de nouveaux morts. «Je suis choqué par ce qui se passe dans mon pays, surtout que les violences ont lieu pendant les Jeux Olympiques, a écrit Sergueï Bubka, président du Comité olympique ukrainien sur son site internet. Pour l’avenir de nos enfants, faisons notre possible pour revenir à la table des négociations et obtenir un compromis.»

Dans la zone montagne des Jeux, les athlètes de la délégation française n’ont pas évoqué la crise ukrainienne. Ils sont souvent dans leur bulle, concentrés sur leurs épreuves à venir.

A la suite des affrontements, le Comité national olympique ukrainien avait soumis une demande mardi auprès du CIO de voir ses athlètes pouvoir porter un brassard noir pendant les compétitions à la mémoire des victimes. Cette demande a été rejetée par le CIO , jugeant l’initiative contraire à la Charte Olympique.

Source : Le Dauphin

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