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Après des années de relations officieuses, la normalisation entre les Émirats et «Israël» s’officialise

Après des années de relations officieuses, la normalisation entre les Émirats et «Israël» s’officialise
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Par AlAhed avec agences

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi, le 13 août, que l’accord de normalisation des relations entre «Israël» et les Emirats arabes unis serait signé d’ici trois semaines à la Maison Blanche.

Lors de sa conférence de presse quotidienne, Trump a remercié le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le prince héritier d’Abou Dhabi, le cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, «deux personnes fantastiques, pour leur vision et leur qualité de leaders».

«J’ai hâte de les accueillir très prochainement à la Maison Blanche pour la signature formelle de l’accord. Cela se passera vraisemblablement dans les trois prochaines semaines. Ils viendront à Washington», a-t-il expliqué.

Plutôt dans la journée, le président américain avait annoncé en premier l’accord sur Twitter.

Cet accord est le résultat d’«une discussion trilatérale avec le président américain Trump,  cheikh Mohammed Ben Zayed et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu», qui a affirmé lors d’une allocution télévisée  que «nous avons convenu d’un accord de paix complet avec des échanges d’ambassadeurs et des échanges commerciaux y compris des vols directs entre Abou Dhabi et Tel-Aviv».

Troisième «accord de paix» avec un pays arabe

Netanyahu a également souligné que «les Emirats vont investir des sommes importantes en Israël (…) Il s’agit d’une ouverture pour la paix dans la région», se félicitant d’un troisième «accord de paix» avec un pays arabe après l’Egypte et la Jordanie.

«En 1979, (Menahem) Begin a signé la paix avec l’Egypte, en 1994 (Yitzhak) Rabin a signé avec la Jordanie et j’ai le mérite de signer en 2020 le troisième accord de paix avec un pays arabe. C’est un véritable accord de paix, pas un slogan», a-t-il ajouté.

La normalisation des relations entre l’entité sioniste et les Emirats faisait partie du plan Trump pour le Proche-Orient qui prévoyait aussi l’annexion par «Israël» de la vallée du Jourdain et de colonies juives en Cisjordanie occupée, un projet décrié par les Palestiniens, nombre de pays européens et de la région.

Cette normalisation officielle intervient après des années de normalisation officieuse des relations entre les pays du Golfe et l’entité sioniste.

Cette normalisation aura pour effet de «reporter» les projets israéliens d’annexion, a dit Netanyahu qui affirme n’avoir pas «renoncé» à cette option.

«Réunion d’urgence» de la direction palestinienne

Après cette annonce, le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas a convoqué une «réunion d’urgence» jeudi soir de la direction palestinienne, a rapporté l’agence officielle palestinienne Wafa.

L’AP a affirmé dans un communiqué que «les EAU ont trahi al-Qods (Jérusalem) et ont torpillé l’initiative arabe».

«Chèque en blanc» pour l’occupation

La normalisation des relations entre «Israël» et les Emirats arabes unis «ne sert pas la cause palestinienne» et constitue un «chèque en blanc» pour la poursuite de «l’occupation» par l’entité sioniste, a dénoncé de son côté le mouvement de résistance palestinien Hamas.

«Le Hamas estime qu’il faut soutenir et aider le peuple (palestinien) et non établir des relations avec l’occupation», a-t-il ajouté.

Première réaction arabe

Côté arabe, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a salué jeudi l’accord de normalisation entre les Emirats arabes unis et «Israël» sous l’égide des Etats-Unis, le qualifiant d'«étape vers une paix au Moyen-Orient».

«J’ai suivi avec attention le communiqué tripartite des Etats-Unis, de l’Etat frère des Emirats arabes unis et d’Israël sur l’arrêt de l’annexion des territoires palestiniens par Israël», a tweeté le chef d’Etat égyptien, saluant «une étape» vers la «réalisation de la paix au Moyen-Orient».

«J’apprécie les efforts des artisans de cet accord pour la prospérité et la stabilité de notre région», a ajouté Sissi dont le pays est signataire, également sous la tutelle de Washington, du premier «traité de paix» avec l’entité sioniste  en 1979.

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