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Le président du Conseil européen Donald Tusk espère désormais pouvoir constater d'ici à décembre des progrès significatifs dans les négociations sur les conditions du divorce avec le Royaume-Uni, assurant mardi que l'UE continuera d’œuvrer en vue d'un accord.

Brexit: l'UE espère des progrès significatifs d'ici décembre.

«Nous poursuivons les négociations en toute bonne foi et nous espérons toujours que des +progrès suffisants+, selon l'expression consacrée, (...) seront possibles d'ici à décembre», a déclaré M. Tusk devant le Comité des Régions, qui représente les collectivités locales à Bruxelles.

Le Polonais a «toutefois» nuancé son propos. «S'il s'avère que les discussions continuent à un rythme lent et que des progrès suffisants ne sont pas enregistrés, alors, avec nos amis britanniques, nous devrons réfléchir à la direction que nous prenons», a-t-il poursuivi.

Selon un calendrier idéal des négociations, le sommet européen des 19 et 20 octobre devait marquer une étape cruciale, avec la perspective pour les dirigeants européens d'y accepter l'ouverture d'une deuxième phase, où les relations commerciales post-Brexit seraient évoquées.

Le sommet suivant est prévu pour les 14 et 15 décembre.

Les Européens se sont donné trois priorités sur lesquelles avancer -le règlement financier du divorce, le sort des expatriés et les conséquences du Brexit pour l'Irlande- avant d'accepter de parler de la relation future. Uniquement après avoir constaté des «progrès suffisants» sur ces trois thèmes.

Dans son discours de mardi, Donald Tusk répondait à la Première ministre britannique Theresa May. Lundi, Londres a rendu publics deux documents concernant les accords douaniers et commerciaux en fonction de différents scénarios possibles, dont celui d'un échec des discussions.

«J'aimerais dire clairement que l'UE ne travaille pas sur un tel scénario», a réagi Donald Tusk.

Europe et Royaume-Uni s'étaient renvoyés la «balle» la veille dans la responsabilité de la lenteur des négociations, chacun affirmant qu'elle était dans le camp de l'autre.

Mais après un déjeuner avec son homologue britannique mardi en plein cinquième cycle des tractations, le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier a averti qu'il ne s'agissait pas d'un «jeu».

Interrogé à sa sortie de la résidence de l'ambassadeur britannique auprès de l'UE à Bruxelles, le Français a déclaré à la BBC et Sky News que les discussions étaient «constructives».

A la question de savoir si la balle était désormais dans le camp de l'UE, il a répondu: «Le Brexit n'est pas un jeu. Ne l'oubliez pas».

Le nouveau cycle de négociations a débuté sans accroc apparent lundi après-midi, malgré la multiplication des déclarations dans les rangs des 27 pays restant dans l'UE sur l'absence de percées significatives.

Une conférence de presse est prévue pour jeudi avec M. Barnier et le ministre britannique chargé du Brexit David Davis. La journée de mercredi avait été dans un premier temps laissée libre, d'après l'agenda officiel.

«Nos équipes sont disponibles 24 heures sur 24 et sept jours sur sept et le timing des discussions dépend de la disponibilité de nos partenaires britanniques», a expliqué le porte-parole de la Commission Margaritis Schinas au cours d'un point de presse, interrogé sur la journée de mercredi.

Mardi soir, un porte-parole du gouvernement britannique a indiqué que cette plage, réservée pour «donner de la flexibilité», serait consacrée à des discussions techniques. «Le Royaume-Uni est toujours disponible» pour parler, a-t-il assuré.

Source: agences et rédaction

11-10-2017 | 10:58
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