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   Par Samer R. Zoughaib


La République islamique d’Iran a enregistré une série de succès dans la région du Levant, alors que les Etats-Unis sont en recul permanent devant les défis auxquels sont confrontés ses plans.

L’Iran marque des points, l’Amérique recule.

L’Iran a enregistré avec l’aide de ses alliés, ces trois derniers mois, des succès majeurs, dans le cadre de la confrontation qui l’oppose aux Etats-Unis dans la région. La plus importante victoire reste, incontestablement, le rétablissement du lien géographique entre la Syrie et l’Iran, ce qui permet d’assurer une liaison terrestre directe entre Téhéran à Beyrouth, et brise tous les rêves d’isolement et d’encerclement du Hezbollah.

Le caractère décisif de ce succès apparait lorsque l’on voit les importants efforts déployés par les Etats-Unis ces deux dernières années pour placer la frontière commune à l’est de la Syrie et à l’ouest de l’Irak sous le contrôle des Kurdes et de groupes tribaux arabes, entrainés, formés, équipés et financés par les Américains. L’annonce par la CIA de l’arrêt du programme de soutien aux «rebelles» syriens, et les informations sur un prochain démantèlement de la base militaire américaine de Tanaf (à la frontière entre la Syrie, l’Irak et la Jordanie), devenue inutile, attestent de l’échec des plans de Washington. La progression de l’Armée arabe syrienne et de ses allés en direction de la frontière orientale de la Syrie, et l’avancée des Forces de la mobilisation populaire (al-Hachd al-Chaabi) vers la frontière irakienne, où elles ont opéré leur jonction, ont imposé des réalités irrévocables sur le terrain. Pourtant, les Américains n’ont pas hésité à intervenir directement dans la bataille, tantôt en bombardant des convois de l’armée syrienne et de ses alliés, ou en abattant un chasseur SU22 syrien, tantôt en pilonnant des positions de la mobilisation populaire, comme cela s’est produit début août, lorsque 40 membres des Brigades Sayyed al-Chouhada ont été tués près de Tanaf. Ces actes agressifs, bien qu’ils aient occasionné des pertes dans les rangs des forces de l’«axe de la Résistance», étaient vains. Ils n’ont rien changé aux nouvelles réalités du terrain.

Aujourd’hui, en Syrie, ont été enterrés les rêves de renversement du régime, du remplacement du président Bachar al-Assad et du partage du pays.

La résistance des Yéménites

L’autre front où l’influence iranienne s’est renforcée est le Yémen. En dépit des immenses souffrances infligées par l’Arabie saoudite au peuple yéménite, trois ans et demi de guerre n’ont pas réussi à briser sa volonté de résistance. Ansarullah et l’armée yéménite font face à l’invasion de leur pays. Ils se battent aujourd’hui à l’intérieur du territoire saoudien, où ils occupent des dizaines de villages et de localités, parfois dans une profondeur de 20 kilomètres. La série de reportages diffusés par la télévision al-Manar du Hezbollah, de l’intérieur du territoire saoudien, montre l’importance de l’avancée yéménite. Les experts s’accordent à dire que l’influence de l’Iran au Yémen, de par l’aide qu’elle a fourni à Ansarullah, est de loin supérieure à celle dont elle disposait dans ce pays avant le début de la guerre.

L’accord nucléaire verrouillé

L’autre succès, enregistré par l’Iran, est la résistance de l’accord nucléaire, qui a prouvé sa solidité devant les tentatives d’abrogation, comme a promis de le faire le président Donald Trump pendant sa campagne. Avec l’aide des autres signataires de l’accord et des agences internationales concernées, Téhéran a tissé un filet protecteur autour de l’accord, ne laissant aucune maille à travers laquelle pourrait s’infiltrer Washington. Bon gré mal gré, la communauté internationale reconnait que l’Iran respecte scrupuleusement tous ses engagements internationaux concernant le dossier nucléaire. Face à ce verrouillage, l’Administration Trump n’a pas trouvé mieux que de dire que l’Iran «ne respecte pas l’esprit de l’accord»!

Pendant ce temps, les Iraniens exploitent à fond tous les avantages fournis par l’accord nucléaire, en renforçant les relations économiques avec l’Europe. Dans ce cadre, les chiffres montrent que les exportations de l’Iran vers le Vieux Continent ont été multipliées par cinq, depuis mars, passant de 700 millions de dollars à la même époque l’année dernière, à 3,5 milliards de dollars aujourd’hui.

Il n’y a pas de meilleure image, pour décrire la situation dans la région, que la phrase prononcée par le directeur de la CIA, Mike Pompeo, dans une interview accordée récemment à la chaine de télévision MSNBC: «L’Iran est désormais partout au Moyen-Orient».

Source: french.alahednews

12-08-2017 | 15:10
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