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Par Akil Cheikh Hussein

Pour les exigences de l’équilibre, alors que le Hezbollah poursuit son avancée dans le Jurd d’Ersal, Le Premier ministre libanais Saad Hariri est arrivé aux Etats-Unis où il a eu des rencontres, dont ne rêvent beaucoup d’autres personnalités politiques, avec le président Donald Trump, et de nombreux autres responsables républicains et démocrates au Congrès, ainsi qu’à la Banque mondiale et le Fond monétaire International.

Hariri à Washington et le Hezbollah dans les jurd: L’un des autres visages du combat !

Un grand nombre de responsables et hauts fonctionnaires libanais l’ont accompagné dans sa visite. Pourtant, le plus grand et celui qui a le plus de poids dans l’ambiance de la visite, dans les rencontres, les déclarations, les conférences de presse et les réunions sur la marge des ordres du jour… était, sans contestation, le Hezbollah et personne d’autre.

La présence du Hezbollah, et c’est tout à fait normal, n’était pas du genre qu’on accueille avec des applaudissements assourdissants. On avait pris la décision de faire en sorte à ce que la visite intervienne à un moment où le Congrès serait occupé à préparer un projet de loi qui impose de nouvelles sanctions contre le Hezbollah.

Une véritable compétition a eu lieu entre les différents responsables étasuniens dans leurs attaques dirigées contre le Hezbollah. Quant à Hariri, il n’a pas respecté l’engagement de son gouvernement qui, selon ses propres termes, « a choisi la neutralité pour ce qui est du conflit avec le Hezbollah et ce pour la cause de la stabilité intérieure ». Il a donc participé à la « compétition » et y a même excellé en qualifiant le parti libanais de « problème régional », tout en affirmant l’existence d’un grand désaccord entre le gouvernement et ce parti. Il a également signalé qu’il n’est pas d’accord avec ce que le Hezbollah fait dans les jurd…

Cette question des jurd est, en vérité, ce qui provoque le plus les courroux du camp de l’agression et de l’hégémonie. C’est dans ces jurd que la bataille se déroulait entre le Hezbollah et ce groupe terroriste au sujet duquel un grand responsable occidental, à savoir l’ex-Premier ministre français, Laurent Fabius, a dit qu’il fait un «bon travail».

Le « Bon travail » qui a suscité l’admiration de ce groupe par Fabius et ses semblables sionistes et sionisants, n’est rien que la guerre contre le Hezbollah ainsi que la promotion partout dans le monde d’une horrible image de l’Islam.

Si Fabius a prononcé ces propos, il ne l’a pas fait seulement en son propre nom. Ni au nom de son gouvernement. Il l’a dit au nom de plus de 80 pays et de quelques centaines de groupes terroristes et takfiri qui ont aiguisé leurs couteaux, chacun selon ses possibilités et capacités, pour égorger les deux peuples, syrien et irakien, ainsi que d’autres peuples dont le peuple libanais.

Personne n’ignore plus que parmi ces pays, il y a des pays arabes, golfiques et non golfiques, et des pays régionaux non-arabes, dont l’entité sioniste qui fournit différentes sortes d’aides au groupe admiré par Fabius, c’est-à-dire au front an-Nosra qui a changé de nom pour acquérir le droit de devenir une organisation armée modérée afin de pouvoir profiter publiquement du soutien des Etats-Unis et d’autres pays. Ce soutien avait été auparavant « secret », mais du genre que rien ne peut dissimuler.

Personne n’ignore non plus que parmi les groupes en question des partis et des organisations libanaises qui ont fourni des armes, des équipements et de l’argent, mais aussi des combattants, aux terroristes en Syrie. Ils ont également déployé leurs efforts sur tous les plans dans le but d’élargir l’étendue de la guerre pour englober le Liban.

Pourquoi ? Pour abattre le Hezbollah ! C’est-à-dire pour atteindre l’objectif que les Etats-Unis veulent atteindre au moyen des sanctions financières renouvelées, alors que les partis et organisations libanaises cherchaient à atteindre au moyen des armes et des combattants. En vain ! Car l’armée libanaise, les forces de l’ordre et le Hezbollah ont fait échouer ces tentatives et épargner au pays une sédition qui ne profite qu’au terrorisme et à l’ennemi sioniste.

Il est clair maintenant, à un moment où le Hezbollah prouve son pouvoir de s’affirmer militairement et de causer à ses ennemis -l’entité sioniste, les groupes terroristes et les instruments de la discorde- des défaites cuisantes, il est clair que les sanctions financières sont la dernière carte sur laquelle les Etasuniens et leurs prolongements dans la région sont en train de miser.

Le Hezbollah a dit et redit à maintes occasions que cette carte est brûlée d’avance. Son approvisionnement en matière d’argent passe par des canaux autres que les canaux banquiers connus. Et puis, la force du Hezbollah provient de sources autres que l’argent qui -divinisé par certains- constitue la principale source de force pour les régimes qui tirent leurs forces de leur pouvoir d’acheter des mercenaires, armés ou civiles.

Certes, Hariri a voulu faire apparaitre sa visite aux Etats-Unis comme un geste visant à rendre service au Liban en attirant des investissements et des aides surtout pour l’armée libanaise qui a eu des promesses qui pourraient lui permettre d’obtenir quelques véhicules et équipements sans importance aucune dans tout affrontement avec l’entité sioniste et le terrorisme.

Cependant, son plus grand exploit, au-delà de ce qu’il pourrait considérer comme une victoire contre le Hezbollah, est qu’il a eu d’autres promesses : Les sanctions, dit-on, ne feront aucun mal à l’économie libanaise.

Naïveté ou complicité ? L’agence Fitch de notation financière, par exemple, a affirmé que le renforcement des sanctions contre le Hezbollah aura des conséquences négatives sur le flux des investissements vers le Liban, ainsi que sur son secteur banquier.                    

Source: French.alahednews

07-08-2017 | 12:21
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