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Par Soraya Hélou

Ça y est, ils sont partis. 1116 terroristes d’«Al-Nosra» sont montés dans les «bus des vaincus», comme ils ont été surnommés, la tête basse et l’armée pendante à l’épaule. Il n’y avait même pas grand monde pour leur faire des adieux, après toutes ces années où ils ont imposé leur loi violente dans cette région du jurd de Ersal et aux civils installés dans le coin. D’ailleurs, même dans les camps de déplacés syriens installés sciemment entre les positions des terroristes et la ville de Ersal, les habitants surveillaient le départ sans gloire des miliciens bien cachés sous leurs tentes, n’en croyant pas vraiment leurs yeux. En partant, les miliciens ont emmené avec eux, leurs familles et leurs sympathisants, au total près de 6000 civils qui faisaient pratiquement la pluie et le beau temps dans les camps installés autour de Ersal.

Abou Malek al Tallé, de «l’émir» ...au passager de bus, vaincu et démoralisé

Pour la région, et pour tout le Liban, c’est donc un grand moment. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le chef des terroristes d’«Al-Nosra» dans le Qalamoun, Abou Malek al Tallé, avait exigé que les bus ne soient pas de couleur verte, (comme ceux utilisés par l’armée syrienne pour évacuer les terroristes dans les zones où il y a eu des accords et qui sont devenus le symbole de la défaite) et qu’ils soient dotés soit de rideaux opaques sur les fenêtres soit de vitres teintées qui empêchent les passagers d’être vus de l’extérieur. C’est dire combien l’homme et ses compagnons craignaient le regard des passants, plein de mépris ou même de pitié pour cette défaite éclatante. Al Tallé et ses compagnons auraient préféré quitter le jurd la nuit pour ne pas être visibles, mais pour des raisons de sécurité et aussi parce que les chemins du jurd sont en piteux état malgré les efforts du Hezbollah pour améliorer leur état, cela n’a pas été possible.

Abou Malek et ses compagnons sont donc partis en début d’après- midi, ayant hâte de se cacher derrière les fenêtres opaques des bus, mais les minutes de ce trajet ont dû leur sembler plus longues que l’éternité. Surtout que le Hezbollah avait pris soin de baliser le chemin avec des drapeaux libanais et du parti plantés tout au long de la route cabossée. Comme les bus roulaient lentement, les passagers ont eu le loisir de les regarder longuement et de mesurer l’ampleur de leur défaite.

Beaucoup d’analyses seront faites de cette bataille du jurd de Ersal et les tactiques adoptées par les combattants du Hezbollah seront sans doute enseignées dans les académies militaires du monde entier, mais deux éléments se dégagent en premier : d’abord la rapidité avec laquelle le Hezbollah a réussi à renverser la situation en sa faveur, en prenant son ennemi par surprise et en frappant dès le premier coup, de façon décisive. Il faut préciser à cet égard que le Hezbollah a tiré la leçon de ses multiples confrontations avec les Israéliens qui avaient toujours misé sur «la force du premier coup» avant d’échouer à mettre en pratique ce principe en 2006, face à la vigilance du Hezbollah. Et le second élément consiste dans l’accompagnement médiatique de la bataille. Par air et par terre, les caméras du Hezbollah n’ont cessé de filmer la perte de terrain et de moyens des terroristes d’«Al-Nosra», leurs caches abandonnées et leur empressement à prendre la fuite, diffusant en boucle dans tous les médias ces images terribles pour le moral des terroristes. Si certains avaient l’intention de se battre jusqu’au bout, en voyant ces images, ils renonçaient forcément à leur projet. En même temps, sayed Hassan Nasrallah a prononcé un discours dans lequel il a déclaré aux terroristes d’«Al-Nosra» : votre bataille est perdue d’avance, rendez-vous ! Plus importante que les armes sophistiquées, la guerre psychologique menée par le Hezbollah et son leader charismatique a donc été un élément décisif de la victoire et de la reddition d’Abou Malek et de son groupe. De même, les drapeaux libanais et les portraits des officiers et soldats tués par «Al-Nosra» installés immédiatement sur les positions abandonnées par les terroristes ont largement contribué à sensibiliser les Libanais à cette guerre. Des scènes jusque-là impossibles, ont ainsi eu lieu : notamment la ruée des Libanais de Deir el Ahmar, Qaa et Ras Baalbeck vers les centres médicaux de la région pour faire des dons de sang aux blessés du Hezbollah. De même, les médias libanais n’ont cessé de diffuser des témoignages d’appui à la bataille menée par le Hezbollah de la part des habitants des villages frontaliers. Le rêve de Abou Malek al-Tallé, qui se croyait invincible, notamment en raison du fait qu’il croyait que le Hezbollah ne pourrait jamais mener cette bataille en raison des risques de discorde entre sunnites et chiites et de l’absence d’un appui populaire, se sont évaporés. Il s’est retrouvé tout seul avec des combattants épuisés et démoralisés, n’ayant plus qu’un seul souci : sauver leurs vies, même au prix de leur dignité. Et c’est ce qui s’est passé. Aucun de ses hommes ne voulait plus poursuivre la bataille. Ils étaient tous frappés à la fois par la bravoure militaire des moujahidines du Hezbollah et par les effets de la guerre psychologique menée contre eux. Ils étaient d’ailleurs si abattus que Abou Malek al Tallé a dû prononcer un ultime discours dans son QG du jurd avant d’y mettre le feu, pour leur remonter le moral et leur affirmer qu’il ne s’agit pas d’une défaite mais d’un compromis... Il y croyait si peu lui-même qu’il s’est empressé ensuite de grimper dans le bus, la tête si basse qu’elle rasait les marches, évitant constamment les photos qui auraient immortalisé l’étendue de  sa défaite. La grande aventure de «l’émirat du Qalamoun» s’est terminée dans un bus de l’armée syrienne, sur un chemin de terre jalonné de drapeaux du Hezbollah...

Source : French.alahednews

03-08-2017 | 15:35
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