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   Par Nidal Hamadé


Depuis le début de son mandat présidentiel, le président américain Donald Trump a mené des actions contradictoires…Il a tenté d'accéder au pouvoir en tant qu'homme puissant, capable de prendre les décisions tranchantes. Mais toutes ses batailles ont été vouées à l'échec.

Un ex-diplomate français après sa visite aux USA: Pas d'intention de provoquer une nouvelle guerre.

Commençant par la décision d'interdire l'entrée, aux États-Unis, des ressortissants de 7 pays islamiques, passant par la loi sur l'assurance médicale, arrivant  au pilonnage de sites à l'étranger. Des faits qui ont été conclus par une insulte aux  portes de la Corée du Nord. Des revers essuyés après l'usure du pilonnage de l'Afghanistan et de la Syrie, affaiblies par des conflits intérieurs, pour qu'il s'avère que l'objectif du pilonnage était politique afin de donner à Trump l'image du chef puissant. Mais il est apparu comme un homme inexpérimenté dans la gouvernance. Il s'est replié à plusieurs reprises, comme récemment après la relance de la communication avec la Russie sur le dossier syrien.

Un ancien diplomate français ayant travaillé aux États-Unis, s'était rendu dernièrement Washington en réponse à une invitation officielle. Ce diplomate a révélé que la situation aux États-Unis était différente de ce qu'on affirme dans les medias. Selon ce diplomate les décideurs à Washington ne veulent pas participer à aucune nouvelle guerre à l'étranger.

Loin des approches des centres de recherches financés par l'Arabie et le Qatar et qui promeuvent la guerre  dans la région arabe et islamique, on ne trouve pas des responsables qui sont prêts à mener une telle aventure, les États-Unis étant encore non rétablis de la guerre de l'Irak. De même, la situation en Afghanistan n'est pas bien contrôlée. Ainsi, larguer l'Afghanistan par «la Mère des bombes» ne changera point les conditions sur le terrain, dans le contexte des préparatifs des Talibans pour lancer leur offensive annuelle en fin du printemps, comme on indique à Washington.

L'ex-diplomate français rapporte, citant un responsable des AE américaines, que l'attaque chimique de Khan Cheikhoun n'était qu'un jeu. Selon ses propos, les États-Unis ne disposent d'aucune preuve qui confirme les accusations des responsables français et des turcs contre la Syrie.
Le responsable américain aurait expliqué au diplomate français que le point de vue français à cet égard ne représentait point la position américaine, tournant en dérision les déclarations des responsables français sur l'existence de preuves.

Le diplomate français raconte qu'une discussion a eu lieu dans le Congrès avec un des cadres d'un centre de recherche favorable à la guerre contre la Syrie. Selon lui, cet homme a subi une attaque verbale virulente de la part d'un faucon du Congrès qui lui aurait dit: si nous provoquions la chute d'Assad, que prévoir le lendemain? Y-a-t-il un substitut au pouvoir autre qu'«Al-Qaïda» ou «Daech»? Le chercheur n'a point donné de réponse.

Dans le contexte de la visite de Riyad Hijab, ancien président de la coalition syrienne, à Washington en compagnie de Basma Kadamani et de jihad Makdessi, le diplomate français rapporte le sarcasme d'un diplomate américain sur les propos de Hijab, qui selon lui, a prononcé un discours dithyrambique appelant à renverser Assad, comme s'il s'adressait à sa troupe, au moment où Makdessi et Kadamani ont adopté un ton plus calme.

Enfin, une nouvelle personne est intervenue récemment  dans le jeu de l'appel au renversement d'Assad. C'est l'expert libanais (G. B) qui résidait en France et s'était rendu aux États-Unis pour travailler dans des centres de recherchés financés par le Qatar et l'Arabie, pour revenir en France où il rejoint l'équipe de Macron. Ce dernier adoptera la politique de son prédécesseur  dans le contexte du conflit syrien, a conclu l'ex-diplomate français.

Source: Al-Ahednews, traduit par l’équipe du site

16-05-2017 | 09:38
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