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Par Akil Cheikh Hussein

En vérité, tous les candidats aux présidentielles françaises sont éliminés au premier tour : Aucun d’entre eux n’a eu au suffrage un score honorable qui ferait de lui un véritable leader ou guide du peuple français (Jean Lassale, l’un des candidats, a dit expressément, et il n’est pas le seul à le dire, que depuis quatre décennies, la France est sans leadership). Et on peut aisément poser que, sans cesse, elle s’affaiblit, et supposer qu’un Charles de Gaulle aurait refusé de s’installer à l’Elysée en recueillant seulement 25 ou même 51 pour cent des voix. Mais l’image partout ternie de l’Etat et de ses institutions face à tout ce qui est non-gouvernemental et le manque de charisme chez les candidats obligent et font que les 24 pour cent d’Emanuel Macron ou les 23 pour cent de Marine Le Pen (à peine, pour l’un et l’autre candidat, un sur quatre des Français, deviennent suffisants pour porter le candidat à la grande présidence.

Mais ce n’est pas le cas de Jean-Luc Mélenchon. Ces 19 pour cent font de lui, lui qui est jusqu’à maintenant un gauchiste dans le sens où «gauche» doit rimer avant tout avec le refus du capitalisme et de l’impérialisme et avec l’attachement aux causes de l’indépendance et de la justice sociale, font de lui un véritable grand victorieux de ces élections présidentielles de 2017. Dans les présidentielles de 2012,  il avait totalisé un peu plus que 11 pour cent des voix, ce qui constitue une véritable percée qu’il a effectuée avec ces 19 pour cent des voix dans les élections actuelles.

Cette formidable progression lui ouvrira largement, si elle se poursuit dans le même rythme, les portes de l’Elysée. Et là, il n’aura qu’à être fidèle à ces principes pour que la France tourne avec lui la page de toute son histoire de pays conquérant, colonialiste et récemment inconditionnellement pro-étasunien et pro-israélien.

Les présidentielles françaises ont encore une autre facette glorieuse. Avec le coup sévère porté aux socialistes, elles ont prouvé que l’électorat français est toujours capable de punir ses élites peu attachées à faire sortir la France de la fosse où elle s’est précipitée en s’inclinant, depuis le départ de Charles de Gaule,  dans sa politique étrangère, devant les diktats de Washington et de «Tel-Aviv», et dans sa politique économique et sociale aux exigences du néolibéralisme sauvage.

Avec les 19 pour cent rapportés par François Fillon, 19 pour cent beaucoup moins pesants que  le 19 pour cent de Mélenchon, le  coup adressé au parti des Républicains n’est pas aussi sévère. Ce parti est censé être un prolongement du Gaullisme. Mais un prolongement qui n’est pas de taille dont la mesure où son candidat donne au ridicule accoutré d’intelligence la place des principes. Un exemple parmi d’autres tiré de sa vision concernant la guerre contre l’axe de la Résistance au Moyen-Orient : Pas mal de monde ont dernièrement cru que Fillon, plusieurs fois ministre et une fois Premier ministre dans des gouvernements du centre qui ont activement participé au soutien du «Printemps arabe» et ses émanations terroristes, est devenu un partisan de l’Iran, du président Assad et du Hezbollah. Il est vrai qu’il a appelé à les soutenir parce qu’ils sont, a-t-il dit, les seules forces «au sol» qui combattent «réellement» «Daech». Cependant, le soutien qu’il prône n’est autre chose qu’une tentative d’utiliser les forces mentionnées «dans un premier temps» pour les relâcher ou plutôt les combattre par la suite. «Malheureusement, a-t-il encore dit, je considère que le régime syrien est nécessaire dans un premier temps» pour battre «Daech». Ce qui veut dire qu’il n’est pas nécessaire parce qu’il défend une cause juste.

Trainé récemment devant les tribunaux pour implication dans des affaires de corruption, Fillon a facilité le succès des deux candidats qui, comme lui sont accusés du même délit et qui s’affronteront dans deux semaines au second tour. Souverainiste face à l’Union européenne, Marine Le Pen promet de lutter contre le capitalisme sauvage et l’immigration qui, tous les deux portent préjudice, selon elle, aux travailleurs français. Comme la plupart de ses 10 compères candidats à la présidence, le discours de Le Pen est entaché d’un racisme qui est en train de progresser et de gonfler son espoir de remporter les élections dans les conditions des crises rampantes sur les deux plans social et sécuritaire. Ses chances d’accéder au sommet du pouvoir ne sont pas aussi fortes que celles de son concurrent, Emmanuel Macron, qui vient des milieux bancaires et qui, lui aussi veut faire sortir la France de ses crises, mais par des facilités offertes aux investissements étrangers. En effet, les grands perdants au premier tour ont invité leurs électeurs à voter pour Macron dans le but de ne pas permettre à Le Pen d’être élue.

L’élection de Macron au second tour va nécessairement ouvrir la voie à un troisième tour, parlementaire, dans la mesure où celui qui deviendra président ne vient pas d’un parti politique puissant et ne possède pas assez d’appui à l’Assemblée générale. Mais sa carrière de banquier à l’ère où les banques sont en train de monopoliser le pouvoir partout dans le monde, semble lui être une meilleure garantie. 

Source : French.alahednews

   

 

04-05-2017 | 11:24

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