noscript

Please Wait...

Manama persiste dans la violation des droits de l’homme: arrestation du cheikh Issa al-Moumen

Manama persiste dans la violation des droits de l’homme: arrestation du cheikh Issa al-Moumen
folder_openBahreïn access_time depuis 7 années
starAJOUTER AUX FAVORIS

Les autorités bahreïnies ont arrêté mercredi le prédicateur de la mosquée Alkhayf, cheikh Issa al-Moumen. Après une arrestation de 3 mois en raison du sermon du vendredi, un autre verdict a été émis pour une peine de 3 mois pour un autre sermon du vendredi, mais l’affaire n’a pas été tranchée. Les autorités avaient arrêté le cheikh l'année dernière près de deux mois.

Manama persiste dans la violation des droits de l’homme: arrestation du cheikh Issa al-Moumen

Dans ce contexte, le directeur adjoint du Centre du Bahreïn pour les droits de l'homme, M. Yusuf Al-Mouhafaza a déclaré que les autorités du Bahreïn ont arrêté 10 personnes, dont un enfant au cours de la semaine dernière, soulignant que les protestations se poursuivent au Bahreïn. Le Centre du Bahreïn pour les droits de l'homme a documenté 40 protestations de formes différentes, dans 29 zones du Bahreïn, les tirs à la chevrotine interdits au niveau international et des gaz toxiques ont été utilisés dans plusieurs régions.
Le gouvernorat a déclaré que lors de la dernière semaine 52 accusés ont été condamnés par les tribunaux primaires  dans des affaires politiques, pour un total de 313,6 d’années d’emprisonnement et trois condamnations à perpétuité.

D'autre part, la militante pour les droits de l'Homme Maryam Al-Khawaja a déclaré que son père, l'ancien président du Centre bahreïni des droits de l'Homme Abdul Hadi al-Khawaja souffre de douleurs au niveau du dos et de spasmes après 7 jours de grève de la faim. Il faut signaler, que le militant pour les droits de l'homme Abdul Hadi al-Khawaja, a commencé le 11 avril une grève de la faim pour dénoncer et protester le traitement indigne de l'administration pénitentiaire à l’encontre des détenus.

Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme Zeid bin Raad Al-Hussein a souligné que la poursuite des violations des droits humains à Bahreïn et la répression ne feront qu’aggraver la situation, critiquant les restrictions sévères à la liberté d'expression en contradiction avec les droits de l’homme.

Lors de son discours à l'ouverture de la 32e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, à Genève, le Haut-Commissaire a indiqué que le gouvernement a retiré la nationalité à plus de 250 personnes sous prétexte de la présumée trahison des intérêts du Royaume.

Le Centre de réadaptation Khiam pour le soutien aux victimes de violence a dénoncé les mesures arbitraires contre les activistes Bahreïnies, les empêchant de se rendre à Genève pour participer à la 32e session du Conseil des droits de l'homme, appelant le Haut-Commissariat et les organisations de défense des droits de l'homme pour arrêter la répression de la liberté et des droits au Bahreïn. Les activistes ont également appelé le haut-commissariat à envoyer un ultimatum d’expulsion à la délégation Bahreïnie au Conseil des droits de l'homme suite à ces mesures, considérées comme une violation des droits élémentaires de l'homme.

À son tour, le directeur du centre, Mohammed Safa, a déclaré que l’interdiction du voyage des activistes a pour objectif de les empêcher à diffuser la réalité de ce qui se passe à Bahreïn.

Dans ce contexte, le journaliste Ahmed AL-Wadaii a souligné dans un article paru dans le journal britannique «The Guardian», que «la course de La Formule 1 coïncide avec une répression accrue à Bahreïn», ajoutant que «la course automobile est pour eux plus importante que la vie des manifestants».

Source: Al-Ahed, traduit par l'équipe du site

 

Comments

//