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Par Akil Cheikh Hussein

D’ici quelques années, ou même quelques mois, et si tout se passera comme le veulent les plans d’agression qu’on concocte à Washington et «Tel-Aviv» et qu’on met en application au prix du sang et de l’argent arabes, on ne manquerait pas d’entendre des voix qui, à propos des monarchies du Golfe, diraient ce qu’elles disaient depuis des années à propos de l’Irak en matière de ce qu’on appelle le renforcement dans ce pays de l’influence iranienne.

«Nato du Golfe» ou embourbement supplémentaire des régimes du Golfe suite aux politiques israélo-étasuniennes ?

En effet, il est certain -par ce que le Royaume saoudien et ses alliés dans l’Alliance arabe se réjouissent à dessein de la destruction du monde arabe, ou par ce qu’ils sont foncièrement naïfs et ignorants au sujet de la gestion des politiques et des guerres- il est certain que les fantômes d’une guerre semblable à la guerre Iran-Irak voltigent au-dessus des pays du Golfe.

Ce qui est stupéfiant est que -pensant que la victoire sera de leur côté et oubliant le néfaste impact de cette guerre sur le régime de Saddam Hussein aussi bien que sur leurs propres régimes qui lui ont en vain fourni un soutien illimité-  les responsables de ces pays du Golfe voient dans ces fantômes un augure favorable.

Tout cela a eu lieu à un moment où l’Iran vivait dans une difficile phase intermédiaire et manquait de beaucoup de moyens nécessaires pour faire face à une guerre mondiale lancée contre sa jeune révolution islamique sous la façade du régime irakien armé jusqu’aux dents.

Comment donc une telle illusion a pu envahir leur pensée alors que personne n’ignore le grand progrès réalisé par l’Iran, surtout sur le plan militaire, durant une trentaine d’années de travail conséquent et fructueux qui suscite l’admiration des amis et l’exaspération des ennemis ?

Cette illusion provient de la foi absolue des responsables des régimes du Golfe en les capacités de l’axe israélo-étasunien, et plus particulièrement en chaque mot ou geste émanant de l’un ou l’autre des représentants de cet axe : Evoquant le besoin de créer un «Nato du Golfe» pour faire face à l’Iran, l’ex-commandant des forces de l’Alliance atlantique, le Général James Jones, n’a pas exclu le fait, pour les Etats-Unis, de «rejoindre cette alliance».

Un «Nato du Golfe» qui s’ajoute à un Nato «du Golfe et d’Israël», qui lui-même s’ajoute au Nato originel, atlantique, et aux Nato qui pourraient être créés sous d’autres noms, ne sont rien d’autre que tapage provoqué par l’axe israélo-étasunien et ses prolongements arabes dans le but de sortir de l’impasse que représente le progrès réalisé par l’axe de la Résistance et la République Islamique d’Iran.

Dans les dernières en date des guerres étasuniennes (Afghanistan, Irak), il n’était pas question de former des alliances réunissant un très grand nombre de pays comme c’est le cas de l’Alliance internationale contre le terrorisme, ou de l’Alliance Arabe dans la guerre contre le Yémen. Cela s’explique par le fait que les Etats-Unis et, à un degré moindre, le Royaume-Uni et la France, possédaient encore le courage de recourir à des interventions militaires directes et massives. Mais il est certain que la défaite des Etats-Unis et de leurs alliés en Afghanistan et en Irak, aussi bien que les défaites de l’entité sioniste au Liban et à Gaza, sont à l’origine de la stratégie de la guerre «soft» privilégiée par Barack Obama dans laquelle l’intervention militaire se réduit au seul bombardement «de loin» (missiles et drones). Quant aux opérations terrestres elles sont confiées à des forces locales ou à des mercenaires importés de l’extérieur (groupes terroristes et la Turquie, dans l’exemple syrien).

On sait pertinemment maintenant que la stratégie de la guerre «soft» fait partie des options que les rivalités entre Républicains et Démocrates exigent qu’elle soit durement critiquée, en tant qu’erreur, par Trump et sa direction. C’est dans cet esprit que s’effectuent actuellement l’installation de bases militaires et le déploiement de troupes étasuniennes en Syrie sous le prétexte de la lutte contre «Daech».

Et c’est dans ce même esprit que prend naissance l’idée du «Nato du Golf». En des termes plus clairs, il s’agit de l’idée d’une guerre par procuration à lancer par les régimes du Golfe et, en premier lieu, par le Royaume saoudien et les Emirats unis contre l’Iran.

Il va de soi que les Etats-Unis et l’entité sioniste misent sur la possibilité, pour les régimes de Golfe, d’affaiblir l’Iran dans la mesure du possible, avant de trouver le même sort que le régime de Saddam Hussein. On espère ainsi qu’un tel affaiblissement de l’Iran l’obligerait à faire des concessions ou à s’incliner devant l’axe israélo-étasunien.

Le «Nato du Golfe» est donc une tentative de faire enliser les régimes du Golfe dans une guerre perdue avec une puissance comme l’Iran dans l’espoir de cueillir les fruits de cette guerre. 

On voit bien que l’axe israélo-étasunien n’a point profité de son expérience lorsqu’il a poussé l’Irak à s’engager dans sa guerre injuste contre l’Iran, sans pouvoir cueillir les fruits de cette guerre. L’axe israélo-étasunien n’a alors pas affaibli l’Iran, et n’a pu, non plus, dominer l’Irak qui a fini par se ranger du côté de l’Iran et qui est devenu partie intégrante de l’axe de la Résistance dans la région !     

Source : French.alahednews

11-04-2017 | 12:59
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