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Si les députés britanniques votent le texte ce 13 mars, la procédure de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne pourrait être amorcée dès le lendemain. Le gouvernement de Theresa May se veut confiant malgré les critiques.

Le Brexit devrait être enclenché dès cette semaine

Les députés britanniques examinent ce 13 mars en deuxième lecture le projet de loi qui autorisera le gouvernement de Theresa May à activer le Brexit : en toute logique, si le texte est approuvé, le Royaume-Uni pourrait donc officiellement enclencher le fameux article 50 dès le 14 mars.

Le texte, déjà approuvé par la Chambre des communes en février, doit subir un deuxième examen après avoir été modifié par les lords, qui demandaient notamment à ce que le parlement ait le dernier mot. Ces modifications ajoutées par la chambre haute ne devraient pas être entérinée par les députés, qui devraient donc voter le texte initial dans la soirée.

«Je demanderai aux députés de renvoyer le texte à la Chambre des lords dans sa forme originale, afin que nous puissions commencer à bâtir une Grande-Bretagne tournée vers le monde et un nouveau partenariat fort avec l’UE», a déclaré le 11 mars le secrétaire d'Etat à la sortie de l'Union européenne David Davis. Pour le gouvernement de Theresa May, c'est une victoire symbolique : celui-ci avait en effet annoncé que le Brexit serait déclenché avant la fin du mois de mars - un calendrier que beaucoup de ses opposants avaient jugé intenable. Pour autant, les négociations à suivre s'annoncent d'ores et déjà longues et complexes et pourraient prendre jusqu'à deux ans.

Le «plan de repli» du gouvernement britannique

Huit mois après le vote des Britanniques qui l'avaient approuvée à 52%, l'idée du Brexit continue de susciter une vive opposition chez certains. Le 12 mars, plusieurs députés travaillistes et conservateurs de la commission des Affaires étrangères ont accusé Theresa May de ne pas préparer suffisamment l'éventualité d'un échec des négociations avec Bruxelles. Ils estiment en effet qu’un tel scénario aurait des conséquences «littéralement destructrices» à la fois pour le Royaume-Uni et pour l’UE.

David Davis a tenu à répondre aux craintes des députés dans la foulée. Le même jour, il a assuré que le gouvernement avait «prévu un plan de repli en tenant compte de toutes les questions et toutes les issues possibles aux négociations» lors d'un entretien sur la BBC. «Ce scénario est très peu probable», a-t-il néanmoins relativisé.

Source: sites web

13-03-2017 | 10:19
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