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Les rapports selon lesquels le service fédéral de renseignement allemand BND a espionné des journalistes étrangers soulèvent des inquiétudes concernant l'hostilité croissante des gouvernements dans le monde entier envers la presse.

L'espionnage de journalistes par le renseignement allemand suscite l'inquiétude

«Il y a de plus en plus de pays où les journalistes sont perçus comme des ennemis de l'État. Cet accueil n'est plus simplement réservé par des pays autoritaires comme par le passé», averti Matthias Spielkamp, ​​membre du conseil d'administration de Reporters Sans Frontières en Allemagne et expert en surveillance numérique.

«De plus en plus de pays qui sont démocratiques, changent leur point de vue sur la valeur qu'apporte le journalisme à une société. Bien que les raisons de cette évolution diffèrent d'un pays à l'autre, dans la plupart des cas, il est clair que les politiciens sont à blâmer», estime l'expert.

«Beaucoup de gens, y compris moi-même, sommes surpris qu'une situation comme celle que nous avons actuellement aux États-Unis, a pu se développer. Cependant la raison est très claire. Le président a des opinions particulières sur la manière dont la Maison Blanche et la nation devraient être dirigées et les journalistes sont très critiques à ce sujet - alors il essaie de les représenter comme des ennemis du peuple que lui défend. Ceci est bien sûr ridicule, mais c'est une stratégie qui semble fonctionner jusqu'à présent».

Des stratégies similaires, qui entravent la capacité de tenir un discours public ouvert ou de distinguer entre la vérité et les fausses nouvelles, sont actuellement employées par des dirigeants en Russie et en Turquie, mais sont encore assez rares en Union européenne, explique Spielkamp. Seule la Hongrie apparaît comme l'exception.

«Viktor Orban [le Premier ministre hongrois] essaie lui aussi de se présenter comme étant celui qui a la sagesse et le savoir pour faire ce qui est le mieux pour le peuple. Les journalistes qui le critiquent deviennent ses ennemis et les ennemis du peuple. C'est très alarmant».

L'Allemagne, en revanche, est toujours perçue comme l'un des pays avec le plus grand respect pour la presse et sa liberté.

Pourtant, selon un récent rapport de l'hebdomadaire Der Spiegel, le BND qui est déjà examiné en Allemagne pour avoir prétendument aidé la NSA à surveiller les citoyens de l'UE, a mis sur écoute au moins 50 numéros de téléphone, numéros de fax ou adresses électroniques appartenant à des journalistes ou éditeurs partout dans le monde.

Parmi eux se trouvent le siège de la BBC à Londres et en Afghanistan, le bureau du New York Times en Afghanistan et les numéros de téléphone mobile et satellite de Reuters en Afghanistan, au Pakistan et au Nigeria.

«Les journalistes peuvent être de fantastiques sources pour les services de renseignement», note Spielkamp. «Si un journaliste est à la recherche d'une histoire de terrorisme, il ou elle pourrait être en mesure d'obtenir des informations pertinentes pour les agences. Mais ce qui est si problématique c'est que si les sources réalisent que les journalistes ne peuvent garder leur identité secrète, ils ne leur fourniront plus d'informations», a-t-il précisé.

L'Allemagne est loin de déclarer la guerre aux journalistes, souligne l'expert, mais le comportement de son agence de renseignement contraste vivement avec la reconnaissance ouverte par le pays de l'importance de la presse libre.

«Nous avons un système en place pour la supervision en Allemagne dont nous sommes très fiers, mais à mon avis, cela ne fonctionne pas. Il y a trop à surveiller et pas assez d'hommes. Nous avons beaucoup d'agents de la BND et très peu de parlementaires qui étudient ce qu'ils font».

Réagissant au rapport Spiegel, un expert des services secrets de la CDU d'Angela Merkel a insisté sur le fait que cette pratique de surveillance est connue depuis des mois et que des conclusions ont déjà été tirées et mises en œuvre dans le cadre d'une nouvelle loi.

Spielkamp rejette ces revendications comme un écran de fumée, et ne croit pas que la réforme largement contestée empêchera la surveillance des journalistes à l'avenir.

«Les agences de renseignement en Allemagne veulent se présenter comme très respectueuses des lois, mais ils ont une tendance à enfreindre les règles afin d'en apprendre plus, surtout quand le risque d'être découvert est faible», indique Spielkamp.

«Ils peuvent dire désormais que tout est rentré dans l'ordre, mais ce n'était pas le cas. Ce sont les reportages d'investigation qui ont fait éclater les choses au grand jour», a-t-il souligné.

Pour sa défense la BND a indiqué que les écoutes de journalistes étaient simplement des «dommages collatéraux» dans la poursuite d'autres cibles légitimes. Une excuse que Spielkamp rejette déclarant qu'il ne sait pas s'il s'agit de la vérité ou d'un moyen de trouver une issue au scandale.

La surveillance continue des journalistes risque également de signaler au public que les journalistes méritent d'être surveillés, préconise Spielkamp, ​​mais pour le moment un plus grand danger semble être l'indifférence du public face à ces pratiques.

Source: agences

08-03-2017 | 15:24
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