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   Par Sara Raad

{Ne pensez pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants auprès de leur Seigneur, bien pourvus} [La Famille d’Imran/169].

Toujours présents, malgré leur martyre.

Cheikh Ragheb Harb, sayed Abbas el-Moussaoui, et haj Imad Mougniyeh, nos leaders martyrs, ces icônes du courage et du sacrifice, qui ont pavé par leur sang pur le chemin de la Résistance, vivent toujours en nous.

Entre la jouissance de la gloire et la douleur de la séparation, le mois de février revient pour raviver la nostalgie en nous. Mais rien ne pourra éteindre cette flamme autre que la rencontre de nos chers.

Ces chefs qui ont défendu, durant leur vie, tout pouce de la terre libanaise, sont inhumés, après leur martyre, en pleine terre libanaise.

Mobilisateur par excellence

Entamons notre tournée au Sud du Liban, précisément de Jibchit, dans le district de Nabatiyeh, à 77 km de la capitale Beyrouth, cette ville a offert une centaine de martyrs depuis la naissance de la Résistance contre l’ennemi sioniste. Elle était en effet le berceau de cette Résistance.

Toujours présents, malgré leur martyre.

Brandissant le fameux slogan de son imam, cheikh Ragheb Harb, qui disait: «La position [contre l'occupation] est une arme, et la poignée de main [à l'ennemi] une reconnaissance», Jibchit témoignait, d’une part, de toutes les positions fermes et courageuses de ce dernier contre «Israël» et ses agents, et d’autre part, de sa tendresse inouïe à l’égard de ses concitoyens.

Les pauvres et surtout les orphelins représentaient son grand souci, qu’il n’a jamais négligé, même après l’édification de la maison de charité «Mabarrat Sayeda Zeinab (PSE)», dont cheikh Ragheb était le fondateur principal.

Pas loin de cet orphelinat, au cimetière modeste de la ville, cet homme pieux repose dans sa tombe, et «offre, depuis le Paradis, ses bénédictions à tous ses visiteurs», comme l’indique le petit Ali Obeid (9 ans), qui s’est dit «très fier» d’appartenir au  «village de cheikh Ragheb».

«Cheikh Ragheb Harb est un héros, mon père m’a raconté des histoires sur son courage en affrontant les Israéliens, et j’ai regardé un film à la télé où le cheikh avait pris des positions héroïques», a-t-il ajouté, en soulignant qu’«à chaque week-end, je viens à mon village (comme il habite à Beyrouth) pour visiter mes proches, et je me rends également à la tombe de cheikh Ragheb».

Le martyre souhaité

Passons à la Békaa, surnommée «le réservoir de la Résistance», notamment dans la ville de Nabi Chith, située sur le pied d’une montagne, à 70 km de la capitale libanaise Beyrouth.

Toujours présents, malgré leur martyre.

A l’entrée de la ville, un magnifique édifice se présente devant nos yeux, le mausolée de sayed Abbas el-Moussaoui, l’ex-secrétaire général du Hezbollah.

Connu par sa modestie, personne ne pouvait le distinguer dans un rassemblement des combattants de la Résistance, ce leader était aimé de tous les Moudjahidines, qui le considéraient comme un père respectueux.

Ce sayed pieux et croyant, qui a passé toute sa vie à effectuer des études religieuses et à combattre aux côtés de la Résistance, ne demandait de Dieu qu’une seule chose: le martyre.

Dieu a récompensé son serviteur vertueux, et a réalisé son souhait, quand l’ennemi sioniste criminel l’avait assassiné avec sa femme et son petit enfant Hussein.

Outre les tombes de ces martyrs, on trouve dans leurs mausolées quelques objets personnels, le portrait du sayed... et le silence qui règne. Des chuchotements viennent briser ce silence: «Quel malheur! Ce petit est-il de mon âge?», «C’est sayed Abbas qu’on a vu à la télé donnant à manger aux hommes de la Résistance?», s’interrogeaient deux enfants, Ali (12 ans) et Hadi (8 ans).

Oum Ali Hijazi (35 ans), leur mère, une ressortissante libanaise en Allemagne, a expliqué à notre site qu’elle informait ses petits de tous les détails concernant la Résistance islamique: les leaders et leurs assassinats, la guerre, la victoire... pour assurer un lien entre eux et la Résistance. Pour cela ses enfants -comme elle le souhaitait d’ailleurs- ont insisté à visiter les leaders martyrs durant leur visite au Liban.

«Les médias sionistes essayent de toute force d’influencer l’opinion publique, surtout dans les pays étrangers, où ils nous présentent comme des terroristes. Par crainte de manipuler les pensées innocentes de mes petits, j’ai créé un lien affectif entre eux et la résistance en leur montrant les sacrifices de leaders et de tous les martyrs», a-t-elle mentionné.

«Quand le petit réalise la vérité, personne ne pourra affecter son avis, et probablement il arrivera à convaincre ses amis que les Israéliens sont les vrais terroristes», a-t-elle poursuivi.

Parmi ses copains

Arrivant à la banlieue sud de Beyrouth, le cœur battant de la Résistance islamique, dans la localité de Ghobeiry.

Ici, où le jeune Imad Mougniyeh, originaire du Sud, a formé avec un certain nombre de ses collègues les premières cellules de Hezbollah.

Toujours présents, malgré leur martyre.

Ici, où les anciens voisins se vantent d’avoir connu personnellement le chef militaire numéro un de la Résistance, haj Imad.

Ici, au centre du cimetière des martyrs, le leader martyr haj Imad rejoint ses chers copains de jadis, et les accompagne au Paradis.

Nombreux sont ceux qui cherchent à connaître ce chef militaire sans semblable, bien qu’il ne puisse répondre à leurs questions, ni satisfaire leur curiosité.

Une visiteuse «hebdomadaire» nous a dévoilé le secret de cette passion pour la visite du tombeau de haj Imad, et ceux de martyrs:

«Devant cette personnalité invincible, on ne peut qu’exprimer systématiquement notre respect et notre appréciation, même la mort n’a pu éloigner son image de nos pensées», a déclaré à notre site la jeune Zeinab Dib (21 ans), qui visite chaque jeudi le cimetière de martyrs.

Tout en insistant sur les qualités «innombrables» des martyrs, et précisément du leader haj Imad, Zeinab a signalé que «près de ces tombes, une puissante énergie m’envahit, l’énergie de la foi, qui m’aide à confronter tout problème de cette vie fatigante».

«Comment oublie-t-on ces martyrs? Si quelqu’un te prête de l’argent, tu lui fais preuve de ta reconnaissance à chaque occasion. Comment être alors reconnaissant à ces gens qui ont offert leur jeunesse et leur vie pour assurer notre survie et notre dignité? Leur visite est un devoir, non pas une option», a-t-elle conclu.

La continuité et la victoire du choix de la Résistance reste toujours une preuve nette sur la présence bénie de ces leaders martyrs dans nos pensées et nos actions.

Source: french.alahednews

16-02-2017 | 09:54
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