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Les autorités bahreïnies doivent s'abstenir d'avoir recours à une force excessive contre les manifestants, a déclaré Amnesty International, à l’occasion du sixième anniversaire du soulèvement de 2011.

Amnesty: De nouvelles répressions violentes sont à craindre à Bahreïn

Une crise des droits humains est imminente à Bahreïn, où les répressions se sont intensifiées ces dernières semaines, le pays ayant été le théâtre de violences contre les manifestants, d'exécutions, de détentions arbitraires et d'une répression de la liberté d'expression.

«Bahreïn a atteint un point critique. Au cours des deux premiers mois de l'année 2017 seulement, une augmentation alarmante du recours à une force arbitraire et excessive par les forces de sécurité a été constatée et des exécutions ont eu lieu pour la première fois depuis le soulèvement de 2011», a déclaré Lynn Maalouf, directrice adjointe pour la recherche au bureau régional d'Amnesty International à Beyrouth.

«Les autorités doivent contrôler les forces de sécurité, respecter le droit à la liberté de réunion pacifique, d’association et d’expression et arrêter les exécutions, sans quoi une véritable crise des droits humains risque d'éclater».

Le soir du 12 février, des centaines de manifestants sont descendus dans les rues dans plusieurs villages pour protester contre le refus des autorités d'autoriser la tenue de rites funéraires religieux pour trois hommes tués par des garde-côtes le 9 février après s'être évadés de la prison de Jaww le 1er février. Des personnalités religieuses ont appelé à des rassemblements de masse pour protester contre ce refus. Certaines manifestions sont restées pacifiques, mais d'autres sont devenues violentes. Amnesty International a obtenu des photos et des informations faisant état de manifestants blessés par des tirs de grenailles dans le dos, à l'oreille, au pied ou à la jambe. À Sitra, un gros véhicule blindé a été filmé alors qu'il se dirigeait vers les manifestants, visiblement en utilisant du gaz lacrymogène en visant directement les manifestants, provoquant ainsi des blessures. Une bombe a ensuite fait exploser le véhicule et le groupe Al Muqawama Liwehdat al I’lam al Harbi a revendiqué cette explosion. Les autorités bahreïnies n'ont pas publiquement répondu à cette attaque.

Le 15 janvier 2017, trois hommes ont été exécutés à l'issue d'un procès inique à Bahreïn, après une suspension des exécutions de près de sept ans. Des manifestations ont été organisées dans 20 villages du pays en réaction à ces exécutions, et certaines ont pris une tournure violente. Des véhicules blindés du gouvernement ont alors chargé les manifestants, les renversant presque, et des forces gouvernementales ont utilisé du gaz lacrymogène et des fusils pour tirer des grenailles directement sur les manifestants.

Les tensions ont depuis continué de s'intensifier et des dizaines de personnes ont été arrêtées après le 15 janvier, notamment Munir Mshaima, le frère de Sami Mshaima, l'un des trois hommes exécutés. Il a été arrêté immédiatement après les funérailles de son frère et a été accusé d'avoir «insulté le roi» pendant la cérémonie. Il a été libéré le lendemain.

Amnesty International a pris connaissance d'images vidéo montrant des hommes armés portant des cagoules noires et utilisant des fusils semi-automatiques Benelli pendant les affrontements à Duraz le 26 janvier. On ignore s'ils ont tiré à balles réelles ou avec des munitions antiémeutes à létalité réduite. D'autres hommes encagoulés ont été vus portant des pistolets semi-automatiques et un portant un pistolet-mitrailleur MP-7.

Dans certains cas, des manifestants ont également eu recours à la violence contre les forces de sécurité, et ont lancé des cocktails Molotov et brûlé des pneus, blessant ainsi au moins deux policiers. D'après le ministère de l'Intérieur, deux policiers ont également été tués. Un policier a été blessé par balle à Bani Jamra le 14 janvier et est mort des suites de ses blessures, et un policier qui n'était pas en service a été abattu par des hommes armés à Bilad al Qadeem le 29 janvier.

D'autres manifestations ont été organisées le 29 janvier, et des milliers de personnes ont manifesté pacifiquement le lendemain du procès de cheikh Issa Qassem, le chef spirituel d'Al Wefaq, un parti d'opposition dissous en juillet 2016.

«Pendant six ans, le gouvernement bahreïni a affirmé avoir pris des mesures concrètes pour mener des réformes et se conformer à ses obligations en matière de droits humains, notamment en poursuivant en justice les personnes responsables des violations perpétrées pendant le soulèvement de 2011. Mais ces dernières semaines, des violations systématiques ont été constatées, notamment des détentions arbitraires et des actes de torture, ce qui a été rendu possible par un climat d'impunité persistant», a déclaré Lynn Maalouf.

Malgré ces affirmations, le gouvernement bahreïni a réprimé la liberté d'expression ces six dernières années, en intensifiant les restrictions arbitraires imposées aux médias, en interdisant les manifestations à Manama et en emprisonnant les personnes exprimant leur opinion.

En 2016 par exemple, Nabeel Rajab, un éminent défenseur des droits humains, a été emprisonné une nouvelle fois, et Al Wefaq, le principal parti d'opposition, a été dissous, son chef spirituel, cheikh Issa Qassem, a été déchu de sa nationalité de manière arbitraire et son secrétaire général, cheikh Ali Salman, a été condamné à neuf ans d'emprisonnement pour avoir déclaré pacifiquement que son parti était déterminé à prendre le pouvoir à Bahreïn, afin de mettre en œuvre les réformes réclamées lors du soulèvement de 2011 et d’amener les responsables présumés de violations des droits humains à rendre des comptes.

Le 16 janvier, le ministère de l'Information a ordonné la suspension de l'édition en ligne d'Al Wasat, un journal indépendant, à cause de ses «diffusions répétées de messages incitant à la discorde dans la société, à l'esprit de sédition et à la perturbation de l'unité nationale qui affectent la paix publique». Le ministère de l'Information a rétabli l'édition en ligne d'Al Wasat le 19 janvier.

De plus, le gouvernement bahreïni maintient Ali al Ekri et 11 militants de l'opposition en détention, parmi lesquels Abdulhadi al Khawaja et Hassan Mshaima qui avaient été arrêtés pour s'être opposés de façon pacifique au gouvernement lors du soulèvement de 2011. Nombre des personnes arrêtées ont affirmé avoir été torturées pendant les interrogatoires. Ces personnes ont déclaré avoir été frappées, contraintes de rester debout pendant de longues périodes et menacées de viol par des agents de l'Agence de sécurité nationale.

«Ali al Ekri et les 11 militants de l'opposition sont tous des prisonniers d'opinion détenus en raison de leur participation pacifique au soulèvement. Les autorités bahreïnies doivent les libérer immédiatement et sans condition».

Source: amnesty et rédaction

15-02-2017 | 11:51
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