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Par Charles Abi Nader

Il parait que l'Arabie saoudite, qui commande, sous le nom d'une coalition arabo-islamique, une guerre féroce et sans merci contre le Yémen et son peuple, sur le territoire de ce dernier et contre ses institutions  publiques et privées, sa culture et ses sites archéologiques, ses infrastructures et ses routes voire contre tout signe de vie sur cette terre, n'a pas l'intention de cesser cette guerre avant de réaliser ses objectifs.

Prise pour cible de la frégate saoudienne dans la Mer Rouge, double dimension militaire et stratégique

Des objectifs que l'Arabie n'a pas encore réussi à déterminer et puis à exécuter. Et s'il elle avait réussi  à le faire, elle aurait subi de grandes pertes dans ses unités, officiers et soldats, dans ses équipements  militaires, et le plus important à citer, dans le moral de son armée et la crédibilité de ses dirigeants.

Bien que la prise pour cible de la frégate saoudienne baptisée Al-Madina, la veille, dans la Mer Rouge au large de la ville yéménite de Hodaida, ne soit pas une première contre les forces marines, on peut considérer que cette frappe douloureuse assenée à l'armée saoudienne a plusieurs dimensions militaires et stratégiques illustrées dans ce qui suit:

Sur le plan militaire:

- Un navire de guerre relevant des forces marines d'Arabie a été touché. Ce navire fait partie de quatre frégates possédées par la marine saoudienne et fabriquées en France. Ces navires sont équipés d'importantes capacités militaires et des techniques de la guerre électronique. Ils comprennent de même une piste d'atterrissage d'hélicoptères de taille moyenne comme l'Eurocopter Dauphin et Panther et des avions NH 90. Ces navires sont dirigés par une force comprenant 176 soldats et officiers.

- Ce navire, frégate à l'origine, était utilisé comme une arme offensive dans la marine saoudienne dans le but de protéger les côtes du royaume sur la Mer rouge. Il est équipé en missiles contre les sous-marins et aussi  pour assurer la couverture aérienne aux unités de la marine et la protection des escadrilles amies. Ainsi, la prise pour cible de ce navire par des unités militaires à moyen potentiel, sans qu'il ne réussisse à se protéger, braque la lumière sur l'utilité de la possession d'armes sophistiquées par la marine saoudienne.

- Ce navire, ainsi que ses homologues précités, joue un rôle essentiel dans la bataille maritime menée par la coalition arabe commandée par l'Arabie contre le Yémen, sur le plan défensif ou offensif. De fait, ces engins assurent le soutien direct aux forces d'infanterie et aux unités spéciales qui s'efforcent, en vain, il y a deux ans, de prendre le contrôle du passage de Bab el-Mandeb ou d'une des villes de la côte  ouest du Yémen, comme Al-Makha ou Hodeida ou Harad ou Midi dans le Nord.

Sur le plan stratégique:

- A la suite de cette frappe, on peut affirmer que les armes de la marine saoudienne ont été mises à l'écart, dans la bataille contre le Yémen. Ainsi, ces forces perdront un important potentiel qui assurait un soutien essentiel sur le front le plus délicat, à l'ouest du Yémen, surtout le front des batailles les plus féroces entre Bab el-Mandeb et la ville de Makha et les régions de Zhubab, El-Amri, Kahboub et le sud-ouest de la ville de Taaz.

- Puisque le système de la guerre électronique de ce navire a échoué à intercepter le missile yéménite, il s'avère donc que les systèmes occidentaux développés, à majorité français et allemands, ont essuyé un échec dans leurs capacités techniques. Un fait qui aura des effets négatifs sur leur qualité et image internationale et dans les marchés des armes. Une image à laquelle tenaient les pays occidentaux surtout la France, plus que leur attachement aux objectifs de la guerre contre le Yémen.

- Après la prise pour cible de la frégate en question dans la Mer Rouge, la bataille a pris une dimension internationale et stratégique à large mesure. Une dimension qui dépasse la bataille contre le Yémen. En effet, la question dépasse désormais les opérations militaires et les accrochages sur le terrain dans le but de prendre le contrôle de Sanaa, de Taaz ou de Midi ou d'autres villes. La menace atteint désormais un passage international stratégique, utilisé par un grand nombre de pays de l'orient ou de l'occident dans le commerce international, le transport du pétrole et du gaz et dans le passage des navires militaires.

- Il est donc logique que cette frappe constitue une alerte sérieuse à plusieurs pays de ceux qui considèrent le passage de Bab-el-Mandeb comme vital. Et puisque ces pays sont des plus influents dans la guerre en cours, ils seront donc dans l'obligation de remettre en question leur soutien à la coalition arabo-islamique dans son agression contre le Yémen. Ils seront presque obligés d'œuvrer pour trouver une solution à cette guerre, marquée d'absurdité et d'injustice.

En conclusion, il est normal que l'armée et les comités sociaux yéménites recourent à l'escalade dans ce choix. Le choix de multiplier les pressions sur la communauté internationale, non dans le but de bloquer le mouvement maritime via Bab el-Mandeb, mais plutôt dans le but d'exploiter tous les moyens naturels et légitimes pour défendre le territoire du Yémen, sa population et ses enfants qui tombent en martyre au su et au vu des institutions mondiales, ayant longtemps fait preuve de complicité et d'échec.

Source : Al-Ahednews, traduit par l’équipe du site

 

 

03-02-2017 | 09:32
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