Infos d’ALAHED
french.alahednews.com.lb
 
Le commandant des forces syriennes à Deir ez-Zor tombe en martyre Une BD apprend aux Japonais à se comporter pendant une attaque nucléaire Le chef d’état-major iranien à Damas pour lutter contre «sionistes et terroristes» Sayed Khameneï: Si les USA déchirent l’accord nucléaire, nous allons le réduire en miettes Destruction massive de villages rohingyas en Birmanie, nouvelles images satellite Cisjordanie: «Israël» fait fermer des bureaux de production pour médias La menace terroriste en Europe est la plus forte depuis 30 ans, selon le MI5 Bahreïn commande seize F-16V «Israël» fait avancer des plans pour 1.292 logements en Cisjordanie occupée Irak: les forces irakiennes ont atteint leurs objectifs, annonce l’armée A Barcelone, 200.000 personnes manifestent contre l’incarcération de deux indépendantistes Réservoirs d’ammoniac à «Haïfa»: «Israël» vit dans la terreur Un juge américain suspend le dernier décret migratoire de Trump Libye: quelque 20.500 migrants détenus à Sabratha, selon l’ONU 582.000 Rohingyas de Birmanie réfugiés au Bangladesh depuis le 25 août, selon l’ONU Vu d’«Israël». Nucléaire iranien : Trump est une bénédiction et une malédiction «Israël» approuve 31 logements à al-Khalil, une première depuis 2002 Californie: les pompiers domptent les feux, le bilan grimpe à 41 morts Les services de renseignement voulaient recruter le terroriste Mohammed Merah Philippines: Marawi «libérée» de «Daech» mais les combats continuent, dit Duterte Donald Trump: La fin de l’accord nucléaire iranien est une «réelle possibilité» Brexit: Juncker et May conviennent d’«accélérer les efforts» pour un accord Le Hezbollah condamne le double attentat terroriste qui a frappé Mogadiscio Attaque au couteau à Londres : un mort et deux blessés Irak : un groupe yazidi reprend Sinjar après le retrait kurde Frontière franco-italienne : un camp de migrants évacué par la police Migrants: une femme et un enfant périssent dans un nouveau naufrage en Egée Burkina : les putschistes sous très forte pression Un ex-gouverneur philippin arrêté en Thaïlande Patrouilles israéliennes le long de la frontière avec le Liban Attaque contre l’ambassade des Emirats arabes unis à Tripoli
Livre d'or Liste D'adresses عربي english español facebook twitter rss
les catégories >> PRESSE >> Occidentale >> Presse occidentale

Diminuer le texte Augmenter le texte  Imprimer

L'étude qui vient d’être publiée par le Jane’s Terrorism & Insurgency Centre est des plus instructives. Elle montre que «Daech», contrairement aux apparences, est de plus en plus meurtrier, et que 2016 a été son année la plus sanglante. Au micro d'Europe1, la chronique du rédacteur-en-chef international du JDD, François Clemenceau.

Chaque année, l’institut de recherches militaires et stratégiques Jane's publie un rapport des violences dans le monde. Son chapitre pour 2016 sur le terrorisme est très révélateur puisque c’est l’année des offensives sur l'«Etat islamique», que ce soit en Syrie sur Palmyre ou en Irak sur Mossoul.

D’abord, un chiffre pour mesurer l’importance du conflit irako-syrien : 45% des attaques menées dans le monde se sont concentrées sur les seuls fronts de l’Irak et de la Syrie. Et à l’échelle du monde, les seules attaques ou attentats menés par «Daech» ont causé la mort de 39% des victimes civiles de conflits, c’est-à-dire exactement 10.807 civils tués. Ce chiffre est minimal, il ne retient que les décès vérifiés.

90% des victimes de «Daech» sont des civils musulmans qui vivent en Irak, en Syrie ou en Turquie

Ce qui revient à dire, compte tenu des attentats qui ont ensanglanté la France, l’Allemagne ou les États-Unis et qui ont fait moins de 1.000 morts, que 90% des victimes de «Daech» sont des civils musulmans qui vivent en Irak, en Syrie ou en Turquie. Autrement dit, plus «Daech» recule sur le terrain, plus il se livre à des attentats à l'intérieur comme à l’extérieur des territoires qu’il défend. Notamment en Turquie, où le nombre d’attaques militaires et terroristes a plus que doublé par rapport à 2015.

Les auteurs du rapport estiment que «Daech» ne va pas disparaitre avec la perte des villes qu’il contrôlait depuis 2014. En fait, soit cette organisation s’éparpille en conservant des moyens mobiles qui lui permettent de continuer à semer la mort, soit l’«Etat islamique» est remplacé dans son activité terroriste par d’autres organisations comme s’il y a avait un vide à combler.

C’est le cas pour «Fatah al Sham», l’ancien «Front al Nosra» en Syrie affilié à «Al-Qaïda», et dont le nombre d’attaques a augmenté de 20% en 2016 en Syrie. Les experts de Jane’s estiment également que «Daech» est capable de se sanctuariser ailleurs. Malgré son échec en Libye, l’«Etat islamique» pourrait ainsi changer complètement de direction et établir un califat en Asie du Sud-Est, au Pakistan, en Afghanistan, en Inde ou au Bangladesh, autant de pays où des cellules sont déjà activées et opérationnelles.

La menace ne s'éradique pas, elle se déplace

Ce qui signifie que la menace ne s'éradique pas, elle se déplace. C’est encore trop tôt pour le dire, mais on voit bien comment «Al-Qaïda» s’est fait déloger d’Afghanistan en 2002 et qu'il a fallu ensuite attendre huit ans pour que son chef Oussama ben Laden soit tué en 2010 au Pakistan. Le «djihadisme» ne réagit pas comme un État qui capitule après une défaite.

Le fait que ce soit un acteur non-étatique, bien que «Daech» ait voulu s’implanter en tant que tel, lui permet d’être mobile, de recruter sur pratiquement tous les continents et de bâtir ce que le ministre français de la Défense appelle une force «militaro-terroriste». Lorsque sa composante militaire est défaite sur le terrain, l’autre composante terroriste continue de frapper de façon asymétrique. Cela ne veut pas dire qu’il est vain de la combattre, mais qu’on ne peut s’y opposer durablement qu’avec une forme de résilience morale au plus haut niveau.

Source : lejdd.fr

25-01-2017 | 15:08
Nom
courrier éléctronique
Titre
Commentaire
Image de Validation


Le Flash

Articles en relation

Recherche
Vers le haut