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Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah est intervenu pendant une heure à la chaine de télévision al Manar pour parler des derniers développements politiques liés aux tractations sur la formation du gouvernement.

Voici les idées principales de son discours:

Au début, je voudrai féliciter la population libanaise, musulmans et chrétiens, pour l'anniversaire de la naissance du prophète de l'Islam et la naissance du Christ. Je souhaite que ces deux occasions donnent de nouvelles opportunités dans le pays. Musulmans et chrétiens sont menacés depuis quelques années par des défis existentiels. A al-Qods occupée, l'occupation a interdit de diffuser l'appel à la prière islamique. Mais musulmans et chrétiens ont fait face ensemble à cette politique.

Il y a aussi la menace takfiriste soutenue et financée par les Etats-Unis. Les hauts dirigeants américains comme Hillary Clinton et Joe Biden l'ont clairement admis. Nous espérons que les fêtes religieuses seront une occasion pour assurer l'unité et la force des musulmans et des chrétiens.

Concernant la situation politique au Liban, je voudrai m'y attarder surtout après l'échéance électorale et les tractations pour la formation du gouvernement.

Je voudrai insister sur les points suivants:

Le Hezbollah n'a pas de sources médiatiques, ni de sources politiques, ni de sources proches. Toutes les informations qu'on attribue au Hezbollah ne sont pas  fiables. Nous avons nos propres orateurs qui parlent très fréquemment, et qui annoncent la position du Hezbollah sur les sujets clés. Nous prenons nos distances face à ce que certains médias appellent «des sources au camp du 8 mars». Nous n'avons rien à faire avec les positions relatées et attribuées à ces sources. Nous ne sommes pas un parti qui envoie des messages indirects via des personnes ou des parties tierces. Nous parlons directement, nous avons le courage et la crédibilité de dire ouvertement ce que nous voulons faire ou ce que nous pensons.  Ce n'est pas notre politique ni notre méthodologie. Il est clair qu'il existe une chambre d'opération dont la mission est de semer la division entre Libanais et de saboter les tentatives de formation du gouvernement.

Je voudrai évoquer la relation avec le général Aoun, et avec le nouveau mandat: Nous entretenons toujours une relation solide avec le général Aoun et le Courant Patriotique libre, une relation basée sur le respect mutuel et la confiance profonde. Nous sommes en perpétuel contact avec le CPL, et son président Joubran Bassil. S'il existe une différence de points de vue sur tel ou tel sujet, ceci ne veut pas dire que la relation est ébranlée. Beaucoup a été dit sur des allégations selon lesquelles le Hezbollah a exigé du CPL de rompre toute relation avec les Forces Libanaises. Certains tentent de présenter le Hezbollah comme s'il était embarrassé par la relation CPL-Forces Libanaises. Nous considérons que les FL sont une force représentative ayant un poids politique sur la scène libanaise. Mais le Hezbollah est occupé par d'autres dossiers chauds. Le Hezbollah est en train de saboter un projet qui voulait ruiner toute la région. Figurez-vous quel aurait été notre sort et le sort de tous les Libanais si «Daech» et «al-Nosra» avaient conquis nos pays. Nous avons salué tout contact entre les FL et le CPL pouvant conduire à l'élection du général Aoun.

Tout ce qui est dit sur un prochain conflit entre le duo chiite ou un conflit chiite-chrétien est sans fondement. Ce n'est pas vrai. Un tel scénario n'existe pas. Je conseille à ceux qui recherchent des batailles imaginaires d'abandonner leurs projets. Celui qui projette de semer la division va se perdre dans les labyrinthes de cette division. Une telle politique fait régner le chaos.

D'aucuns ont avancé que le Hezbollah est dérangé des visites de délégations des pays du Golfe chez le général Aoun. Ceci n'est pas exact non plus. Il est de droit du président Aoun de voyager là où bon lui semble. Nous sommes face à un nouveau mandat politique. Le président a le droit de se rendre dans tous les pays pour tisser des liens positifs qui profitent au Liban. Le seul pays auquel on ne peut pas se rendre est chez l'ennemi de tous les Libanais.

Nous avons confiance en la personne du président Aoun, qui a une longue expérience politique. Nous n'avons aucun pressentiment face à la formation d'un duo ou d'un trio chrétien. Ceci pourra au contraire former une opportunité pour régler des problèmes datant de plusieurs années. Nous avons le droit d'œuvrer et de travailler pour que les relations entre le CPL et Marada retournent à la normale. Tout ce qui a été écrit dans la presse ne sont que des mensonges dont l'objectif est de semer la division.

Dans la deuxième partie, je vais parler de la formation du gouvernement. Nous sommes en contact avec tout le monde et nous sommes au courant des nœuds qui entravent la formation du gouvernement. Je vous assure que toutes les parties concernées par la formation du gouvernement oeuvrent pour l'aboutissement de ce dossier. Ni les amis ni les adversaires du président n'oeuvrent pour saboter la formation du gouvernement. La plupart des points litiges ont été résolus. Il ne reste que quelques litiges sur la répartition des portefeuilles, et certaines forces réclament un gouvernement d'union nationale. Telle est l'ampleur du sujet.

Tous les dirigeants politiques sont concernés par la formation du gouvernement. Ce gouvernement doit être formé le plus tôt possible, et tout le monde doit coopérer pour assurer les intérêts de la population.

On est toujours dans les délais constitutionnels, et pourtant j'ai lu des articles de presse qui donnent l'impression que le Liban est au bord de l'explosion. Celui qui porte atteinte à la confiance en ce mandat politique est celui qui exagère les choses et qui provoque un grand problème pour de rien. Le gouvernement actuel qui sera formé aura comme mission la finalisation d'une loi électorale et la préparation pour les élections. C'est un gouvernement de transition.

Certains ont accusé le président Berri de chercher à saboter la formation du gouvernement. Ceci n'est pas vrai. D'autres ont accusé le Hezbollah ou encore le président Sleimane Frangiyeh d'agir de la sorte. Nous sommes sûrs que tout le monde veut la formation du gouvernement le plus tôt possible. Si quelqu'un réclame un portefeuille souverain, on l'accuse d'entraver la formation du gouvernement. Pourquoi? Il est normal que les forces politiques concurrencent pour la répartition des portefeuilles.

Un message aux groupes de pression: quand vous exercez des intimidations contre nous, nous serons plus solides encore. Venez débattre avec nous en toute logique et ouverture. C'est cette politique qui porte ses fruits. Le dialogue et la communication peuvent traiter les points en suspens.

3- par rapport à la loi électorale: nous soutenons l'appel à séparer le parcours de la formation du gouvernement de celui de la loi électorale. Les alibis du blocage du parlement n'ont aucune valeur depuis l'élection du président. Par ailleurs, alors que toutes les forces disent publiquement qu'elles rejettent la loi des années 60, on estime qu'en réalité tout le monde la soutient!

Nous avons besoin d'un parlement qui reflète la volonté de toutes les composantes du peuple libanais. Ce peuple a le droit de sentir qu'il a la chance d'élire ses véritables représentants. Cette loi est la voie obligatoire pour la construction d'un pays solide. Une mauvaise loi électorale engendrera des élections truquées et construira un Etat instable et chétif.

Si l'on cherche une loi qui amplifie la représentativité d'une force politique quelconque au détriment des autres forces, ceci veut dire qu'on va bâtir une écurie et non un Etat. La proportionnalité totale dans tout le Liban est la loi qui assure la représentativité de tous les Libanais.

Enfin, je voudrai dire aux Libanais: n'attendez pas les développements régionaux. Je vous le dis toujours: Notre sort en tant que Libanais et notre unique choix est de construire un pays, de résoudre les problèmes économiques, à travers le dialogue et l'entente. Nous devons aspirer à un moment où il n'y aura plus d'adversité au Liban. Nous avons un nouveau président, un nouveau mandat, venons tous ensemble travailler de concert, pour résoudre les points litiges, calmement, pour trouver une loi électorale et sauver le pays.

Source : French.alahednews

09-12-2016 | 21:48
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