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Egypte: 25 morts lors de heurts opposant pro et anti-Morsi

Egypte: 25 morts lors de heurts opposant pro et anti-Morsi
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Les islamistes ont appelé tôt samedi 6 juillet à de nouvelles manifestations "pacifiques" en soutien au président Mohamed Morsi renversé sous une pression populaire à mesure inédite, au lendemain d'une journée de violences en Egypte au cours de laquelle 25 personnes ont péri, dont 19 en marge de manifestations.

Egypte: 25 morts lors de heurts opposant pro et anti-Morsi

Alors que la tension est extrême entre pro et anti-Morsi, cinq policiers et un soldat ont été tués dans la péninsule du Sinaï (nord), dans des attaques de militants islamistes qui n'ont pas été revendiquées. Dans la nuit, des islamistes ont attaqué le gouvernorat du Nord-Sinaï et y ont hissé leur drapeau.

Trois jours après que les manifestations populaires monstres ont déposé Mohamed Morsi, sa confrérie, les Frères musulmans, ont appelé à de nouvelles manifestations, faisant craindre de nouveaux débordements à l'issue d'une journée d'affrontements, notamment au Caire et à Alexandrie (nord), les plus grandes villes du pays.

Galvanisés par leur Guide suprême Mohamed Badie, les partisans de l'ex-chef d'Etat islamiste ont multiplié les manifestations vendredi.

Quatre de leurs militants sont morts, de source officielle, dans les échanges de tirs qui ont suivi et déclenché des scènes de panique. Une partie des islamistes est restée sur place pour un sit-in illimité devant le bâtiment militaire.

"Vendredi du refus"

Plus tard, d'autres pro-Morsi se sont dirigés vers la télévision d'Etat, passant à proximité de l'emblématique place Tahrir, où les opposants au président déchu avaient appelé à une manifestation rivale pour "défendre la révolution du 30 juin", allusion à la journée ayant vu les plus importantes manifestations contre le président déchu.

Dans la ville côtière d'Alexandrie (nord), des heurts similaires ont fait 12 morts et 460 blessés, selon l'agence officielle Mena. Le bilan de ce "vendredi du refus" déclaré par les islamistes est de 25 morts - six membres des forces de l'ordre dans le Nord-Sinaï et 19 manifestants.

Feuille de route


Les nouvelles autorités mises en place par l'armée, après l'éviction de Mohamed Morsi mercredi, sont déterminées à mener leur feuille de route qui doit aboutir à des élections anticipées.

Le président intérimaire Adly Mansour, nommé par l'armée, a dans son premier décret dissous la chambre haute dominée par les islamistes, qui assure l'intégralité du pouvoir législatif, et nommé un nouveau chef des renseignements.

En outre, le procureur général a annoncé que des poursuites seraient engagées contre neuf dirigeants du mouvement islamiste -dont M. Badie- dans le cadre d'une enquête pour "incitation au meurtre" de manifestants. Mohamed Morsi est quant à lui toujours détenu par l'armée.

Corruption et tensions

L'Union africaine a, elle, suspendu l'Egypte. Ces décisions pourraient faire monter encore davantage la tension, déjà alimentée par les accrochages qui ont fait plus de 80 morts dans le pays depuis le 26 juin.

Après la destitution de Mohamed Morsi, l'armée avait appelé à oeuvrer en vue de "la réconciliation nationale", tandis que Adly Mansour exhortait à oeuvrer pour l'"unité" dans le pays plus que jamais divisé.

Elu en juin 2012, Mohamed Morsi était accusé d'administrations corrompues, dysfonctionnements économiques, tensions confessionnelles- par ses adversaires qui voyaient en lui un apparatchik islamiste inexpérimenté et avide de pouvoir. Il a été évincé par l'armée après des manifestations d'une ampleur inédite réclamant sa chute.

Pour le représentant de l'opposition Mohamed ElBaradei, l'intervention de l'armée pour faire partir Mohamed Morsi a été une "mesure douloureuse" mais nécessaire pour "éviter une guerre civile".

Source: agences



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