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L’Egypte a entamé sa deuxième révolution

L’Egypte a entamé sa deuxième révolution
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L'Egypte a de nouveau vécu des heures historiques mercredi soir. L'armée a annoncé que Mohamed Morsi, le président issu des Frères Musulmans, était destitué. La Constitution a été suspendue et de nouvelles élections vont être organisées. Adly Mansour, actuel président de la Cour constitutionnelle, a été appelé à diriger la transition politique. Des annonces accueillies par les cris de joie des milliers de manifestants rassemblés sur la place Tahrir, au Caire.

Des affrontements ont également eu lieu. Au moins cinq partisans de Mohamed Morsi ont péri dans des heurts avec les forces de l'ordre. La sécurité a également ordonné l'arrestation de 300 Frères musulmans, selon un le quotidien gouvernemental Al-Ahram.

L'ultimatum de l'armée égyptienne menaçant d'imposer sa propre «feuille de route» au président islamiste Mohamed Morsi s'il ignorait les «revendications du peuple» est arrivé à expiration à 16 h 30. Rapidement, l'armée a pris le contrôle de la télévision d'Etat et a déployé des troupes et des blindés dans les rues et sur les ponts du Caire. Elle avait donné lundi 48 heures au chef d'Etat islamiste pour «satisfaire les revendications du peuple».

Un peu plus tôt dans la journée, Mohamed Morsi avait appelé sur sa page Facebook officielle à «former un gouvernement de coalition et de consensus afin d'organiser des législatives à venir». Il avait déjà catégoriquement refusé mardi soir de quitter le pouvoir, mettant en avant la «légitimité» de son élection démocratique, il y a un an.

Avant d'annoncer la mise en place de la feuille de route, le chef de l'armée égyptienne, Abdel Fattah al-Sissi, a rencontré le représentant de l'opposition Mohammed ElBaradei et des chefs religieux. Les représentants du parti salafiste al-Nour et du Parti de la liberté et de la justice, vitrine politique des Frères musulmans dont est issu Mohamed Morsi, avaient été également invités mais ne se sont pas présentés au ministère de la Défense au Caire où se tenaient les tractations.

La sécurité ordonne l'arrestation de 300 Frères musulmans, selon le quotidien gouvernemental Al-Ahram dans son édition de jeudi. Cinq partisans du président égyptien Mohamed Morsi ont été tués dans des affrontements avec militaires et policiers. Quatre personnes ont été tuées et dix autres blessées lors de l'attaque à Marsa Matrouh par un groupe de partisans armés de Morsi contre le siège des services de sécurité de cette ville sur la côte méditerranéenne, proche de la frontière libyenne. Un cinquième partisan du président déchu a péri dans des affrontements similaires à Alexandrie, la deuxième ville du pays.

Réactions internationales:

L'Union européenne
a appelé toutes les parties en Egypte à «retourner rapidement au processus démocratique», notamment par la tenue de nouvelles élections présidentielles. La chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, a indiqué dans un communiqué «espérer que la nouvelle administration cherchera à rassembler», et a réitéré «l'importance d'un respect total des droits fondamentaux».

Barack Obama, le président des Etats-Unis, s'est dit «profondément inquiet» après la destitution de Morsi. Il a également appelé à réviser l'aide militaire américaine à l'Egypte et demandé l'élection rapide d'un nouveau gouvernement civil.

Un peu plus tôt dans la soirée, dans un avertissement adressé aux voyageurs, le département d'Etat avait «ordonné au personnel diplomatique américain non-essentiel et à leurs familles de quitter l'Egypte en raison des troubles politiques et sociaux», qui sont «susceptibles d'empirer dans un avenir proche». Le département d'Etat a par ailleurs conseillé à tous les «Américains de reporter leur voyage en Egypte» et à ceux vivant dans le pays de le quitter.

Source: agences

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