Égypte: Morsi s’accroche et dénonce l’ultimatum de l’armée
Le président égyptien Mohamed Morsi a exclu mardi soir un départ anticipé, se déclarant prêt à «donner sa vie» pour préserver sa «légitimité» et appelant l'armée à retirer l'ultimatum, qui expire mercredi, qu'elle a posé pour qu'il se plie «aux revendications du peuple» qui défile en masse contre lui depuis dimanche. Dans la rue, partisans et adversaires du chef de l'Etat poursuivaient leurs rassemblements de masse, en marge desquels seize personnes ont été tuées au Caire.
S'adressant à la télévision sur un ton combatif, le président a martelé qu'il avait été «choisi par le
peuple lors d'élections libres et équitables» il y a un an. «Je continuerai à assumer la responsabilité du pays», a-t-il dit, en se déclarant prêt à «donner sa vie» pour protéger sa «légitimité». «La légitimité est la seule garantie contre l'effusion de sang», a-t-il ajouté, répondant implicitement à ceux qui estiment que son départ permettrait de résoudre les tensions qui secouent le pays. Il a aussi mis en garde contre le «piège» d'une violence "sans fin".
Refus du «diktat»
S'exprimant peu avant sur son compte Twitter officiel, il avait appelé les forces armées à «retirer leur avertissement» et refusé tout «diktat», en référence à l'ultimatum militaire, assimilé par le camp de M. Morsi à un coup de force pour le faire partir. Ces déclarations ont été faites après avoir rencontré tout au long de la journée le ministre de la Défense et chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, qui fait figure d'homme fort face au président.
En cas d'échec de son ultimatum, l'armée a indiqué qu'elle établirait elle-même une «feuille de route» pour résoudre la crise, mais a assuré qu'elle ne voulait pas préparer un «coup». Le mouvement Tamarrod (rébellion), à l'origine des manifestations anti-Morsi, a réagi en accusant le président de «menacer son peuple» en s'accrochant au pouvoir. L'opposition a salué l'ultimatum du commandement militaire, y voyant un appui de poids dans sa volonté de pousser vers la sortie Mohamed Morsi, accusé de vouloir instaurer un régime autoritaire au profit du mouvement dont il est issu, les Frères musulmans.
L'opposition a par ailleurs désigné Mohammed ElBaradei, ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), pour être sa «voix» et son négociateur en vue d'une «transition politique». Mardi soir, les anti-Morsi occupaient en masse l'emblématique place Tahrir, dans le centre du Caire, et les abords du palais présidentiel dans le quartier d'Héliopolis, scandant «dégage!» à l'encontre du président.
Les partisans du président prêts à répliquer
Des policiers supplémentaires ont été déployés dans la capitale. La ville, où de nombreux
commerces et bureaux sont restés fermés par crainte de nouvelles violences, a également été survolée toute la journée par des hélicoptères de l'armée. Un responsable des Frères musulmans a appelé à empêcher un coup d'Etat, au besoin par le «martyre», en rappelant le sang déjà versé pour obtenir la chute de l'ancien président Hosni Moubarak en 2011.
Des dizaines de milliers de partisans du président se sont rassemblés dans le faubourg de Nasr City ainsi que devant l'université du Caire, sur l'autre rive du Nil.
Mohamed Morsi a perdu depuis lundi cinq ministres, dont celui des Affaires étrangères Mohamed Kamel Amr, et son propre porte-parole, Ehab Fahmy, qui ont présenté leur démission. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a estimé à l'adresse de Mohamed Morsi que la démocratie n'impliquait «pas seulement des élections» mais signifiait aussi «s'assurer que les voix des Egyptiens sont entendues», tandis que le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, l'a appelé à «écouter» son peuple, jugeant la situation «très inquiétante». Londres a pour sa part appelé ses ressortissants à éviter au maximum de voyager en Egypte, sans toutefois recommander dans l'immédiat à les Britanniques à quitter le pays.
Source : agences
S'adressant à la télévision sur un ton combatif, le président a martelé qu'il avait été «choisi par le
peuple lors d'élections libres et équitables» il y a un an. «Je continuerai à assumer la responsabilité du pays», a-t-il dit, en se déclarant prêt à «donner sa vie» pour protéger sa «légitimité». «La légitimité est la seule garantie contre l'effusion de sang», a-t-il ajouté, répondant implicitement à ceux qui estiment que son départ permettrait de résoudre les tensions qui secouent le pays. Il a aussi mis en garde contre le «piège» d'une violence "sans fin".Refus du «diktat»
S'exprimant peu avant sur son compte Twitter officiel, il avait appelé les forces armées à «retirer leur avertissement» et refusé tout «diktat», en référence à l'ultimatum militaire, assimilé par le camp de M. Morsi à un coup de force pour le faire partir. Ces déclarations ont été faites après avoir rencontré tout au long de la journée le ministre de la Défense et chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, qui fait figure d'homme fort face au président.
En cas d'échec de son ultimatum, l'armée a indiqué qu'elle établirait elle-même une «feuille de route» pour résoudre la crise, mais a assuré qu'elle ne voulait pas préparer un «coup». Le mouvement Tamarrod (rébellion), à l'origine des manifestations anti-Morsi, a réagi en accusant le président de «menacer son peuple» en s'accrochant au pouvoir. L'opposition a salué l'ultimatum du commandement militaire, y voyant un appui de poids dans sa volonté de pousser vers la sortie Mohamed Morsi, accusé de vouloir instaurer un régime autoritaire au profit du mouvement dont il est issu, les Frères musulmans.
L'opposition a par ailleurs désigné Mohammed ElBaradei, ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), pour être sa «voix» et son négociateur en vue d'une «transition politique». Mardi soir, les anti-Morsi occupaient en masse l'emblématique place Tahrir, dans le centre du Caire, et les abords du palais présidentiel dans le quartier d'Héliopolis, scandant «dégage!» à l'encontre du président.
Les partisans du président prêts à répliquer
Des policiers supplémentaires ont été déployés dans la capitale. La ville, où de nombreux
commerces et bureaux sont restés fermés par crainte de nouvelles violences, a également été survolée toute la journée par des hélicoptères de l'armée. Un responsable des Frères musulmans a appelé à empêcher un coup d'Etat, au besoin par le «martyre», en rappelant le sang déjà versé pour obtenir la chute de l'ancien président Hosni Moubarak en 2011.Des dizaines de milliers de partisans du président se sont rassemblés dans le faubourg de Nasr City ainsi que devant l'université du Caire, sur l'autre rive du Nil.
Mohamed Morsi a perdu depuis lundi cinq ministres, dont celui des Affaires étrangères Mohamed Kamel Amr, et son propre porte-parole, Ehab Fahmy, qui ont présenté leur démission. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a estimé à l'adresse de Mohamed Morsi que la démocratie n'impliquait «pas seulement des élections» mais signifiait aussi «s'assurer que les voix des Egyptiens sont entendues», tandis que le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, l'a appelé à «écouter» son peuple, jugeant la situation «très inquiétante». Londres a pour sa part appelé ses ressortissants à éviter au maximum de voyager en Egypte, sans toutefois recommander dans l'immédiat à les Britanniques à quitter le pays.
Source : agences
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