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Iran: le dossier nucléaire, sujet de consensus pour la présidentielle

Iran: le dossier nucléaire, sujet de consensus pour la présidentielle
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Le programme nucléaire est un sujet de consensus pour les huit candidats à l'élection présidentielle iranienne, convaincus du droit légitime de Téhéran à l'énergie nucléaire civile même si certains divergent dans la manière de négocier avec les grandes puissances.

«Le résultat de l'élection présidentielle n'aura aucune influence sur le dossier nucléaire», a rappelé le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie nucléaire, Fereydoun Abbassi Davani, pour doucher les espoirs d'un changement éventuel de la part de Téhéran.

«Sans considération du candidat élu le 14 juin, les activités d'enrichissement de l'uranium se poursuivront sans peur des ennemis», a affirmé l'un des favoris du scrutin, Saïd Jalili.

M. Jalili est depuis 2007 le chef intransigeant des négociateurs iraniens face aux grandes puissances réunies dans le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), et conseiller spécial du leader de la Révolution islamique en Iran dans ce dossier, sayed Ali Khamaneï.

Iran: le dossier nucléaire, sujet de consensus pour la présidentielle

L'ancien ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Velayati a assuré que l'Iran pouvait «résoudre cette question sans renoncer à la technologie nucléaire».

«Sayed Khameneï a dit de conserver (cette) technologie et celui qui est élu devra poursuivre cette politique», a souligné M. Velayati, actuel conseiller du sayed Khameneï pour les affaires internationales.

Pour Hassan Rohani, conservateur modéré et ancien négociateur nucléaire sous la présidence du Mohammad Khatami, «l'enrichissement est notre droit légitime et les sanctions sont illégales».

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a lui-même douté vendredi que l'élection «change le calcul fondamental que fait l'Iran».

«Le dossier n'est pas entre les mains du nouveau président ou du président (Mahmoud Ahmadinejad). Il est entre les mains du guide suprême. C'est le guide suprême qui décide au bout du compte», a-t-il rappelé.

Depuis 2003, l'Iran est engagé dans des discussions parallèles avec l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et les grandes puissances, qui soupçonnent son programme nucléaire, et en particulier ses activités d'enrichissement de l'uranium, de cacher un volet militaire.

Téhéran, signataire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), dément et exige que son droit à l'énergie civile soit reconnu. Le leader de la Révolution islamique en Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, a d'ailleurs affirmé que la bombe atomique était «haram» (interdit par la loi islamique).

Source : AFP, rédigé par : french.alahednews

 

 

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