Washington Post : Les rebelles pillent les sites archéologiques de la Syrie!
Après avoir dévasté le présent de leur pays, les miliciens syriens se mettent à ravager son histoire.
Selon le quotidien américain Washington Post, les insurgés en Syrie se sont mis à piller les sites archéologiques syriens pour les revendre. Curieusement, le journal semble encourager ces actes, en le justifiant que les miliciens "tentent de la sorte d'augmenter leurs sources de financement de leur révolution".
Le directeur général des Antiquités et des Musées de la Syrie, Maamoun Abdul Karim, avait été le premier à tirer la sonnette d’alarme, mettant en garde dans un entretien pour l’agence américaine Associated Press contre la contrebande d'antiquités syriennes. Participant à un séminaire organisé par l'Organisation des Nations Unies pour la science et la culture (UNESCO) à Amman, il a demandé au Conseil de sécurité de promulguer une résolution qui interdit ce trafic. Assurant que la majorité des pièces d’antiquités des musées syriens au prix inestimable ont été sécurisées, il signale que certaines pièces se trouvent toujours dans des zones inexplorées.
Un jour combattant, un jour archéologue
Dans un rapport sur la situation dans la zone Mafraq située à la frontière jordano-syrienne, le Washington Post révèle que les miliciens armés ont ajouté aux munitions et médicaments qu'ils apportent chaque jour avec eux de la Jordanie, en retournant au pays, "des détecteurs de métaux et des pelles". Le journal cite le témoignage d'un milicien originaire d’Idleb, nommé Jihad Abou Saoud, qui reconnait que "certains jours, nous sommes des combattants, et d’autres nous sommes des archéologues". Il révèle avoir récemment découvert dans la ville d'Ebla, des dalles de pierre datant de l'âge du bronze, sculptées de lettres sumériennes.
Selon le journal, il y a des rapports contradictoires sur le sort des antiquités en Syrie. La Société pour la protection des antiquités en Syrie, dont le siège se trouve en France rend compte de 12 musées pillés, sur les 36 du pays, en plus de nombreux sites archéologiques qui ont subi des actes de sabotage et de fossiles illégaux, évoquant le cas du Souk d'Alep.
Le journal révèle la présence d’un réseau complexe de contrebandiers et de commerçants qui pillent le patrimoine archéologique du pays, ainsi que des rebelles, pour lesquels il justifie le pillage par " leurs circonstances financières difficiles".
"Notre droit de piller"
Malgré les assertions de l’Armée Syrienne Libre selon lesquelles elle s’est engagée à protéger ces sites, ce sont bien ses dirigeants qui supervisent ce trafic illégal, au motif qu’il constitue "une source vitale pour leur insurrection".
L’un d’entre eux, Abou Mohammad Hamad, qui habite dans une demeure dans la ville jordanienne de Ramtha et supervise en personne les fouilles dans les tombes romaines proches de Damas, il estime que "le pillage des antiquités fait partie de notre droit d’utiliser tous les moyens que nous trouvons". Rencontré par le journal dans la même ville, un déserteur de l’armée régulière d’une trentaine d’années, qui supervise ce trafic, estime pour sa part "qu’il faut parfois faire des concessions pour bâtir l’avenir !".
Damas, vendue à Amman ... Alep, vendu à Ankara
Ainsi, des "équipes de reconnaissance" sont dépêchées vers les sites archéologiques, en quête d’or, des mosaïques, de statues et d’autres pièces qui puissent être vendues facilement. La Jordanie est en tête des pays de transit de ces pièces, suivie par le Liban et la Turquie. Ce trafic emprunte la voie des réfugiés syriens vers la Jordanie, assurent des sources syrienne et jordanienne. Mohammad Khalil, un commerçant d’antiquités jordanien assure pour sa part recevoir quotidiennement des offres de vente de pièces d’or, de la mosaïque, et des statues syriennes. "Damas se vend à Amman, pièce par pièce", regrette-t-il.
Constat d’autant plus désolant, qu’Alep avait été vendue, usine par usine, à Ankara.
Source: almanar.com.lb
Selon le quotidien américain Washington Post, les insurgés en Syrie se sont mis à piller les sites archéologiques syriens pour les revendre. Curieusement, le journal semble encourager ces actes, en le justifiant que les miliciens "tentent de la sorte d'augmenter leurs sources de financement de leur révolution".
Le directeur général des Antiquités et des Musées de la Syrie, Maamoun Abdul Karim, avait été le premier à tirer la sonnette d’alarme, mettant en garde dans un entretien pour l’agence américaine Associated Press contre la contrebande d'antiquités syriennes. Participant à un séminaire organisé par l'Organisation des Nations Unies pour la science et la culture (UNESCO) à Amman, il a demandé au Conseil de sécurité de promulguer une résolution qui interdit ce trafic. Assurant que la majorité des pièces d’antiquités des musées syriens au prix inestimable ont été sécurisées, il signale que certaines pièces se trouvent toujours dans des zones inexplorées.Un jour combattant, un jour archéologue
Dans un rapport sur la situation dans la zone Mafraq située à la frontière jordano-syrienne, le Washington Post révèle que les miliciens armés ont ajouté aux munitions et médicaments qu'ils apportent chaque jour avec eux de la Jordanie, en retournant au pays, "des détecteurs de métaux et des pelles". Le journal cite le témoignage d'un milicien originaire d’Idleb, nommé Jihad Abou Saoud, qui reconnait que "certains jours, nous sommes des combattants, et d’autres nous sommes des archéologues". Il révèle avoir récemment découvert dans la ville d'Ebla, des dalles de pierre datant de l'âge du bronze, sculptées de lettres sumériennes.
Selon le journal, il y a des rapports contradictoires sur le sort des antiquités en Syrie. La Société pour la protection des antiquités en Syrie, dont le siège se trouve en France rend compte de 12 musées pillés, sur les 36 du pays, en plus de nombreux sites archéologiques qui ont subi des actes de sabotage et de fossiles illégaux, évoquant le cas du Souk d'Alep.
Le journal révèle la présence d’un réseau complexe de contrebandiers et de commerçants qui pillent le patrimoine archéologique du pays, ainsi que des rebelles, pour lesquels il justifie le pillage par " leurs circonstances financières difficiles".
"Notre droit de piller"
Malgré les assertions de l’Armée Syrienne Libre selon lesquelles elle s’est engagée à protéger ces sites, ce sont bien ses dirigeants qui supervisent ce trafic illégal, au motif qu’il constitue "une source vitale pour leur insurrection".

L’un d’entre eux, Abou Mohammad Hamad, qui habite dans une demeure dans la ville jordanienne de Ramtha et supervise en personne les fouilles dans les tombes romaines proches de Damas, il estime que "le pillage des antiquités fait partie de notre droit d’utiliser tous les moyens que nous trouvons". Rencontré par le journal dans la même ville, un déserteur de l’armée régulière d’une trentaine d’années, qui supervise ce trafic, estime pour sa part "qu’il faut parfois faire des concessions pour bâtir l’avenir !".
Damas, vendue à Amman ... Alep, vendu à Ankara
Ainsi, des "équipes de reconnaissance" sont dépêchées vers les sites archéologiques, en quête d’or, des mosaïques, de statues et d’autres pièces qui puissent être vendues facilement. La Jordanie est en tête des pays de transit de ces pièces, suivie par le Liban et la Turquie. Ce trafic emprunte la voie des réfugiés syriens vers la Jordanie, assurent des sources syrienne et jordanienne. Mohammad Khalil, un commerçant d’antiquités jordanien assure pour sa part recevoir quotidiennement des offres de vente de pièces d’or, de la mosaïque, et des statues syriennes. "Damas se vend à Amman, pièce par pièce", regrette-t-il.
Constat d’autant plus désolant, qu’Alep avait été vendue, usine par usine, à Ankara.
Source: almanar.com.lb
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