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Génocide à Gaza : la Libye dépose une déclaration d’intervention auprès de la CIJ

Génocide à Gaza : la Libye dépose une déclaration d’intervention auprès de la CIJ
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Par AlAhed avec AFP

La Libye a déposé une déclaration d'intervention auprès de la Cour internationale de Justice (CIJ) à La Haye, rejoignant la procédure lancée par l'Afrique du Sud contre les actes de génocide perpétrés par «Israël» contre les Palestiniens dans la bande de Gaza.

Le Conseil présidentiel libyen a annoncé la semaine dernière qu’il s’était joint à l'Afrique du Sud dans sa plainte pour génocide déposée contre l’entité israélienne, actuellement en cours devant la CIJ.

La Libye a déposé une déclaration d'intervention concernant l'application de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide dans la bande de Gaza. Elle estime que l'armée israélienne se livre à un génocide à Gaza depuis le 7 octobre 2023.

Le pays a mis l'accent sur l’importance de la Convention sur le génocide, sur l’interdiction du génocide comme le jus cogens, «norme acceptée et reconnue par la communauté internationale des États dans son ensemble».

L’intervention de la Libye se concentre sur l’interprétation appropriée des dispositions décrivant le devoir de prévenir et de ne pas commettre un génocide, et le devoir de le punir, comme stipulé dans les articles I, II, III, IV, V et VI de la Convention.

L'affaire a été initiée en décembre 2023 lorsque le pays africain a soumis une requête introductive d'instance contre «Israël».

À noter que l'article 63 du statut de la CIJ accorde aux États membres le droit d'intervenir lorsque l'interprétation d'une convention est mise en cause.

L’Afrique du Sud estime que la conduite d’«Israël» envers les Palestiniens à Gaza viole ses obligations au titre de la Convention sur le génocide, appelant la CIJ à prendre des mesures pour sauvegarder les droits des Palestiniens en vertu de la Convention et garantir son respect par «Israël».

Le 28 mars 2024, la CIJ a pris des mesures provisoires exigeant d'«Israël» qu'il contrecarre un risque plausible de génocide à Gaza, les déplacements forcés et les pertes humaines.

Vendredi 10 mai, l'Afrique du Sud a soumis une demande urgente auprès de la CIJ pour obtenir de nouvelles mesures provisoires et une modification de celles précédemment ordonnées. Les mesures antérieures «ne sont pas capables de répondre pleinement aux changements de circonstances et aux nouveaux faits» qui sous-tendent sa demande, citant «la situation provoquée par l'offensive israélienne contre Rafah et le risque extrême qu'elle représente pour l’accès aux services de base et à l'aide humanitaire dans la bande de Gaza».

Outre la Libye, la Colombie et l'Égypte sont également intervenues dans l’affaire, affirmant que tous les États membres de la Convention sur le génocide devaient faire tout ce qui est en leur pouvoir pour garantir la prévention et la répression du génocide.

L’intervention égyptienne intervient dans le contexte d’une escalade des attaques israéliennes contre Rafah, à la frontière de l'Égypte. Les points de passage de Rafah et de «Kerem Shalom» sont les principaux postes frontaliers par lesquels s'opère l'acheminement des aides vers la bande de Gaza.

 

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