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Téhéran va répliquer aux sanctions de l’UE et du Royaume-Uni

Téhéran va répliquer aux sanctions de l’UE et du Royaume-Uni
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Par AlAhed avec sites web

L'Iran a annoncé mardi 24 janvier qu'il allait prendre des mesures réciproques pour répondre aux nouvelles sanctions décidées la veille par l'Union européenne et le Royaume-Uni à la suite d’émeutes dans le pays.

L'Iran «condamne avec force» ces sanctions et «annoncera prochainement la liste de nouvelles sanctions» qui viseront des personnes ou des entités «violant les droits de l'homme ou faisant la promotion du terrorisme» en Europe et au Royaume-Uni, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Incapables de décider sans un tribunal de placer les Gardiens de la Révolution islamique en Iran sur leur liste noire, les ministres des Affaires étrangères de l'Union ont ajouté lundi sur la liste de leurs sanctions 37 personnes ou entités iraniennes liées à la défense du peuple et des intérêts de l’Iran face aux récents émeutes dans le pays. Ces sanctions sont considérées comme une grave ingérence dans les affaires intérieures de l’Iran.

Une décision de justice est nécessaire

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a affirmé lundi 23 janvier que les 27 ne pouvaient décider, à ce stade, de placer les Gardiens de la Révolution islamique en Iran, sur leur liste noire. «C'est quelque chose qui ne peut être décidé sans un tribunal. Une décision de justice est nécessaire», a expliqué Josep Borrell.

«Vous ne pouvez pas dire: «Je te considère comme un terroriste parce que je ne t'aime pas». Cela doit être fait lorsqu'un tribunal d'un État membre émet une déclaration juridique, une condamnation concrète», a-t-il martelé en marge d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE.

Quatre commandants du corps des gardiens de la révolution (CGRI) et 12 unités militaires de cette force figurent sur la liste de l'UE. Les Européens ont également sanctionné le ministre iranien des Sports et de la Jeunesse Seyed Hamid Sajjadi Hazaveh pour «les pressions exercées sur les athlètes». Quatre députés et deux directeurs de la radio-télévision iranienne sont également aux nombres des personnalités sanctionnées.

«Frustration»

«Les décisions de l'UE et du gouvernement britannique montrent leur incapacité à comprendre les réalités de l'Iran», a dénoncé Nasser Kanani, le porte-parole de la diplomatie iranienne. Selon le ministère, elle illustre aussi leur «frustration» de n'avoir pas réussi à «provoquer l'instabilité en Iran en dépit d'énormes efforts et coûts».

Le 12 décembre, l'Iran avait sanctionné le service de renseignement britannique MI5, des responsables militaires du Royaume-Uni ainsi que des personnalités politiques allemandes en représailles aux précédentes sanctions prises par les parties européennes. Avaient été également sanctionnés le magazine satirique français Charlie Hebdo et le département persan de Radio Free Europe.

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