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La Russie exhorte la Turquie à ne pas «déstabiliser la situation» en Syrie

La Russie exhorte la Turquie à ne pas «déstabiliser la situation» en Syrie
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Par AFP

Après une série de raids de l’aviation turque en Irak et en Syrie et les menaces d’Ankara, Moscou appelle la Turquie à «éviter l’escalade des tensions».

Le Kremlin a exhorté, mardi 22 novembre, la Turquie à ne pas «déstabiliser la situation» dans le nord de la Syrie, où Ankara a mené plusieurs raids aériens contre des combattants kurdes et menace désormais de lancer une opération terrestre, rapporte l'AFP.

La Russie a dit espérer que la Turquie ferait preuve de «retenue» et se garderait de «tout usage excessif de la force» en Syrie, où Ankara mène des frappes aériennes et menace de lancer une offensive terrestre contre les combattants kurdes. «Nous espérons convaincre nos collègues turcs de se retenir de recourir à un usage excessif de la force sur le territoire syrien» pour «éviter l'escalade des tensions», a déclaré à la presse Alexandre Lavrentiev, envoyé spécial du président russe Vladimir Poutine sur la Syrie.

L'aviation turque a lancé dimanche l'opération «Griffe épée», une série de raids qui ont visé des positions du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) et des YPG (Unités de protection du peuple) dans le nord de l'Irak et de la Syrie. Selon un bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), 37 personnes ont perdu la vie dans ces raids. «La Russie a pendant des mois […] fait tout son possible pour empêcher toute opération terrestre à grande échelle», a déclaré M. Lavrentiev à Astana, la capitale du Kazakhstan, où doit se tenir une réunion tripartite entre la Russie, la Turquie et l'Iran sur la Syrie.

«Nous ferons payer ceux qui nous dérangent sur notre territoire» (Erdogan)

Ces trois pays sont des acteurs majeurs de la guerre en Syrie, qui a fait près d'un demi-million de morts depuis 2011. Alexandre Lavrentiev a appelé à la «poursuite du travail avec toutes les parties prenantes pour trouver une solution pacifique, y compris sur la question kurde».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan menace depuis mai de lancer une nouvelle opération militaire dans le nord de la Syrie, et l'attentat survenu le 13 novembre à Istanbul, aussitôt attribué par Ankara au PKK et au YPG a précipité les événements. «Nous ferons payer ceux qui nous dérangent sur notre territoire », a déclaré lundi Recep Tayyip Erdogan, faisant état de +consultations+ en cours pour décider de « la puissance qui doit être engagée par nos forces terrestres».

 

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