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Rébellion généralisée des prisonniers palestiniens détenus en «Israël» : Des actions de désobéissance allant jusqu’à une grève de la faim ouverte

Rébellion généralisée des prisonniers palestiniens détenus en «Israël» : Des actions de désobéissance allant jusqu’à une grève de la faim ouverte
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Par AlAhed

A partir du lundi 22 août, les prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes ont repris les mesures de la lutte collective en protestation contre la violation systématique de leurs droits par les forces d’occupation malgré l’accord conclu en mars 2022 pour améliorer les conditions des détenus palestiniens. L’administration pénitentiaire d’occupation ne respecte pas l’accord et poursuit ces pratiques répressives, allant du refus des visites familiales au transfert d’une prison à une autre tous les six mois par raids agressifs et invasions.

Le site AlAhed a appelé le porte-parole du Mouvement des Prisonniers, Hassan Abed Rabbou, pour s’informer de la situation dans les prisons, des mesures d’escalade prises par les forces d’occupation et des étapes de protestation menées par les prisonniers ainsi que des buts de leur mobilisation.

«Lors des derniers jours, l’administration pénitentiaire s’est soustraite des engagements pris en vertu l’accord conclu en mars 2022, suite aux actes de vengeance qu’elle avait menée après l’opération héroïque baptisée «Tunnel de la liberté» lorsque 6 détenus sont parvenus à s’évader de la prison de «Gilboa». En ce temps-là, l'administration pénitentiaire a fermé des sections et mené des transferts arbitraires, tout en imposant une politique d'isolement cellulaire et de punition collective aux détenus», souligne M. Abed Rabbou.

«Les prisonniers ont pris des mesures de protestation pour rejeter cette répression, et des accords ont été conclus pour remettre les choses dans leur état antérieur. Mais ce qui est nouveau maintenant et qui s'est passé ces derniers jours, l'administration pénitentiaire a annoncé son intention de prendre des mesures contre les détenus condamnés à perpétuité dans les prisons, dont le nombre atteint plus de 560 détenus anciens, en s'efforçant de les transférer arbitrairement de leurs sections et chambres vers de nouvelles sections et chambres et d'autres prisons, ce qui cause des souffrances à leurs familles lors des visites familiales. Et cause l’arrachement de ces détenus de leur environnement social et humain, et touche à leur rôle national et d’organisation. Ceci s'ajoute à de nombreuses autres mesures, qui ont incité les détenus à se former et à mettre en place le Comité National d'Urgence, qui regroupe tous les pôles du mouvement des prisonniers dans différentes prisons pour faire face à cette décision», a-t-il ajouté.

«Les prisonniers ont alors annoncé les premières mesures de protestation :

1- Rendre les repas les jours de lundi et de mercredi de chaque semaine.

2- Se rebeller contre un ensemble de règlements et d'instructions de l'administration du service pénitentiaire, dont les mesures de contrôle de sécurité dans toutes les salles et sections.

Ces mesures ont conduit à un état de tension extrême au sein des sections jusqu'à ce moment», a-t-il précisé.

Le porte-parole du Mouvement des Prisonniers a affirmé que «l’administration pénitentiaire a augmenté le nombre des gardiens et des officiers dans les prisons israéliennes, des renforts avec des chiens policiers sont arrivés dans les centres de détention afin de réprimer toute rébellion après que les autorités carcérales ont interdit aux de se rendre dans les cours de récréation. Elle a de même saisi toutes les machines électriques utilisées par les détenus pour la préparation des aliments et des boissons».

«Les menaces que subissent les détenus sont graves. Nous mettons en garde contre toute imbécilité commise par les autorités carcérales à l’égard des prisonniers», a lancé Abed Rabbou.

Concernant les futures mesures, il a indiqué que les détenus relevant de toutes les factions palestiniennes entameront au début du mois de septembre une grève de la faim ouverte.

«Afin que cette mesure stratégique de lutte atteigne les objectifs escomptés, elle doit être soutenue par des efforts diplomatiques, politiques, légales, médiatiques et populaires draconiens. Cette question doit être évoquée par les différentes instances, comités et organisations internationales afin de confirmer la légalité de la lutte de ces prisonniers à l’occupation», a-t-il conclu.

Il y a environ 4 550 prisonniers palestiniens dans les centres de détention israéliens, dont 31 femmes et 175 mineurs, ainsi que plus de 700 détenus administratifs, incarcérés sur la base d’un régime de détention très contesté qui permet aux autorités d’occupation israéliennes de détenir sans jugement ni chef d’inculpation une personne pour une période de six mois renouvelable.

L’un de ces détenus administratifs, Khalil Awawdeh, est un militant du groupe palestinien du Jihad islamique. En grève de la faim depuis près de six mois, il a vu sa demande de libération rejetée le 21 août dernier.

 

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