noscript

Please Wait...

Télégramme

Liban: Une juge interdit au patron de la banque centrale de voyager

Liban: Une juge interdit au patron de la banque centrale de voyager
folder_openLiban access_time depuis 8 jours
starAJOUTER AUX FAVORIS

Par AlAhed avec agences

Une juge libanaise a annoncé mardi avoir imposé une interdiction de voyager au gouverneur de la banque centrale, Riad Salamé, qui est visé par des enquêtes pour des accusations de fraude et d'autres malversations que les autorités mènent depuis que le pays a plongé en 2019 dans une profonde crise économique.

Riad Salamé, qui a dit ne pas avoir été informé de cette interdiction de déplacement, est au cœur d'enquêtes menées au Liban et dans au moins quatre pays européens, dont la Suisse, pour blanchiment d'argent présumé.

En poste depuis près de trois décennies, Riad Salamé a conservé la tête de la banque centrale libanaise dans un contexte économique chaotique au Liban, alors même que le pays croule sous la dette, que la devise nationale s'est effondrée et que des pans de la population ont basculé dans la pauvreté.

Ghada Aoun a déclaré à Reuters avoir décidé d'imposer une interdiction de voyage à Riad Salamé dans le cadre de l'enquête qu'elle mène sur les agissements de celui-ci. La juge a ajouté qu'elle allait désormais demander à auditionner le gouverneur.

L'année dernière, le Liban a ouvert une enquête locale concernant le patrimoine de Salamé, suite à une demande d'aide du procureur général en Suisse dans le cadre d'investigations décortiquant plus de 300 millions de dollars de mouvements de fonds opérés par le gouverneur et son frère Raja. Le gouverneur a nié à plusieurs reprises cette accusation.

Plus tôt mardi, le procureur libanais Jean Tannous, accompagné des forces de sécurité, s'est rendu dans plusieurs banques commerciales pour obtenir des relevés bancaires du frère de Salamé dans le cadre de cette enquête. «Mais les banques ont rejeté sa demande sous prétexte qu'elle va à l'encontre des lois sur le secret bancaire», a précisé la source judiciaire.

 

 

Comments

//