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«Le» ou «la» Covid: «Nous allons suivre l’usage», répond l’Académie française

«Le» ou «la» Covid: «Nous allons suivre l’usage», répond l’Académie française
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Par AlAhed avec sites web

L'aube d'une nouvelle année est toujours un moment propice au bilan. Faut-il dire le ou la Covid ? En mai 2020, l'Académie française avait tranché pour le féminin et avait ainsi rappelé la règle de grammaire: en cas d'acronyme, c'est le genre du mot principal qui est pris en compte.

Ainsi, on dit la SNCF, pour la «Société nationale des chemins de fer français» mais le CIO pour le «Comité international olympique».

Toutefois, les académiciens avaient relevé une double difficulté avec le mot Covid.

Premièrement, il s'agit d'un acronyme anglais pour «Coronavirus disease», qui se traduit par «maladie du coronavirus». D'où le choix du féminin.

«On devrait dire la Covid 19, puisque le noyau est un équivalent du nom français féminin maladie», écrivaient les académiciens en mai 2020.

L'autre difficulté est l'habitude du choix masculin.

En effet, pendant plusieurs mois, nous avons tous parlé (et parlons encore) du coronavirus et du Covid... au masculin.

Par conséquent, il suffit de se promener dans les rues, les magasins ou encore d'écouter la radio ; très rares sont les aventuriers de «la» Covid. Vous l'entendrez davantage au masculin.

L'usage fait loi

Que disent les dictionnaires? Le Larousse a choisi de mettre en premier la forme au féminin suivie du masculin avec l'inscription: «Si l'Académie recommande de dire la COVID-19, l'emploi du mot au masculin est courant».

Le Robert a fait le choix inverse, en mettant en avant la forme masculine, s'appuyant ainsi sur l'usage.

«Le» ou «la» Covid: comment choisir alors, deux ans après l'irruption du virus dans nos vies?

«La réponse de l'Académie française est très simple. Elle enregistre l'usage public contre les caprices des particuliers», a développé ce jeudi, Pascal Ory, titulaire du 32eme fauteuil, au micro de Radio Classique.

À voir donc, comment évolue l'utilisation du mot «Covid». Si toutes les administrations, ainsi que le gouvernement, ont adopté le féminin, le masculin reste encore le plus usité parmi l'usage.

Cette même règle s'applique pour le pronom «iel», a complété l'académicien.

Son adoption en octobre dernier par le dictionnaire Le Robert dans ses colonnes numériques, sous couvert «d'un besoin» et «d'une demande», a suscité la polémique.

Pascal Ory reste prudent quant à sa pérennisation. «On va voir dans quelques années, si le “iel” est de l'usage public, dans ce cas-là, l'Académie l'enregistrera, ou si ce sera un caprice de particulier».

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