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Nucléaire iranien: les diplomates de retour à Vienne pour une «difficile» mission

 Nucléaire iranien: les diplomates de retour à Vienne pour une «difficile» mission
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Par AlAhed avec AFP

Les négociateurs sur le nucléaire iranien se sont retrouvés jeudi 9 décembre à Vienne, «déterminés à travailler dur» pour sauver l'accord de 2015 après les avertissements lancés la semaine dernière à Téhéran par les Européens et les Américains.

Les diplomates s'étaient quittés vendredi sur un constat de divergences, les Occidentaux accusant Téhéran d'avoir fait marche arrière par rapport au printemps.

Après «d'utiles consultations dans les capitales», ils sont «revenus avec une détermination renouvelée pour travailler dur», a déclaré à la presse le coordinateur de l'Union européenne (UE), Enrique Mora, qui chapeaute le processus.

Les entrevues bilatérales ainsi qu'entre experts vont désormais se poursuivre.

«On va voir ce qui se passe dans les prochains jours. C'est une tâche difficile. Il faut combler les différences entre les positions», a souligné Enrique Mora.

«Le sentiment d'urgence», expression régulièrement évoquée dans ce dossier, «est encore plus aigu que d'habitude», a-t-il insisté.

«Ambiance constructive»

La réunion des chefs de délégation des différentes parties (Russie, Chine, France, Allemagne, Royaume-Uni), qui avait débuté vers midi (11H00 GMT) au Palais Cobourg, un hôtel de luxe de la capitale autrichienne, a duré un peu plus d'une heure.

L'ambassadeur russe Mikhaïl Oulianov a fait état d'une «ambiance constructive».

Il s'agissait du redémarrage de la septième session après le cycle de négociations du printemps: ouvertes en avril, elles avaient été suspendues en juin en raison de l'élection d'un nouveau président iranien, pour ne reprendre que le 29 novembre.

L'émissaire américain Rob Malley, qui y participe indirectement par l'intermédiaire des Européens, «se joindra aux discussions durant le week-end», avait indiqué mercredi le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price.

De son côté, Téhéran a répété sa volonté de «négocier avec sérieux».

«Le fait que les deux parties insistent pour continuer les pourparlers montre qu'elles cherchent à rapprocher leurs positions», a commenté le négociateur en chef de l'Iran, Ali Bagheri.

Le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell, s'est entretenu mercredi soir avec son homologue iranien Hossein Amir-Abdollahian.

Ressusciter l'accord de 2015

Selon le site du ministère des Affaires étrangères iranien, Josep Borrell a demandé à Téhéran «de répondre aux préoccupations concernant le programme nucléaire actuel», qui s'est nettement accéléré au cours des derniers mois.

«Une délégation de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) se rendra à Vienne pour rencontrer et discuter avec les responsables de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)», chargée de contrôler le caractère pacifique des activités nucléaires, a souligné Téhéran.

La République islamique a par ailleurs dénoncé la réaction «négative» des Européens, jugeant «de telles campagnes médiatiques non constructives».

Les discussions visent à ressusciter l'accord de 2015 censé empêcher la République islamique de se doter de la bombe atomique et devenu moribond à la suite du retrait unilatéral des États-Unis trois ans plus tard sous la présidence de Donald Trump.

En riposte, Téhéran s'est affranchi de la plupart des restrictions imposées à son programme nucléaire.

L'actuel président américain Joe Biden dit vouloir revenir dans l'accord à condition que Téhéran renoue aussi avec ses engagements, mais les négociations butent notamment sur les sanctions que Washington est prêt à lever et les garanties que réclame la République islamique.

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