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Parlementaires US à Taïwan: la Chine répond avec une «patrouille de préparation au combat» dans le détroit

Parlementaires US à Taïwan: la Chine répond avec une «patrouille de préparation au combat» dans le détroit
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Par AlAhed avec AFP

L'armée chinoise a annoncé avoir effectué une «patrouille de préparation au combat» dans le détroit de Taïwan «en réponse» à l'actuelle visite de parlementaires américains sur l'île revendiquée par Pékin.

Non reconnu comme État indépendant par l'ONU, Taïwan compte 23 millions d'habitants et jouit d'un système politique démocratique.

Ces dernières semaines, les passes d'armes se sont multipliées entre Pékin et Washington sur le sort du territoire.

Dans ce contexte tendu, des parlementaires américains sont arrivés jeudi sur l'île pour soutenir les autorités taïwanaises, perçues avec méfiance par Pékin car elles cherchent à créer une identité nationale taïwanaise distincte de la Chine.

«Une mesure nécessaire»

L'armée chinoise a effectué vendredi «une patrouille de préparation au combat des forces navales et aériennes en direction du détroit de Taïwan», a indiqué un porte-parole du Théâtre d'opérations Est dans un communiqué diffusé dans la nuit de vendredi à samedi.

«Il s'agit d'une mesure nécessaire en réponse à la situation actuelle dans le détroit de Taïwan», a-t-il précisé. «C'est la mission sacrée de l'armée de protéger la souveraineté et l'intégrité territoriale nationales.»

Aucun autre détail n'a été donné, notamment sur les navires et les avions mobilisés.

Le ministère chinois des Affaires étrangères avait déjà exprimé vendredi sa «ferme opposition» à la visite des parlementaires qui revient selon lui «à soutenir les indépendantistes taïwanais».

Une première visite de parlementaires américains avait déjà eu lieu en novembre.

Isolement diplomatique

Taïwan est dirigé depuis 1945 par un régime (la «République de Chine») qui s'y était replié après la victoire des communistes en Chine continentale en 1949 à l'issue de la guerre civile chinoise.

La «République populaire de Chine», basée à Pékin et dirigée par le Parti communiste, considère l'île comme une partie de son territoire.

Elle menace d'utiliser la force en cas de déclaration d'indépendance.

La Chine a intensifié sa pression sur Taïwan depuis l'arrivée au pouvoir en 2016 de la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, issue d'un parti traditionnellement pro-indépendance.

Pékin essaie de maintenir Taïpei dans un isolement diplomatique et s'oppose aux visites de représentants politiques étrangers car elles donnent une légitimité internationale aux autorités taïwanaises.

Début novembre, une délégation d'eurodéputés, conduite par le Français Raphaël Glucksmann, a toutefois été reçue à Taïpei par la présidente taïwanaise.

Le mois dernier, le sénateur français Alain Richard, ex-ministre de la Défense, avait lui aussi été reçu par Tsai Ing-wen. Il avait irrité Pékin en qualifiant l'île de «pays».

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