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Polémique après l’intervention musclée de la police lors d’un rassemblement interdit à Bruxelles

Polémique après l’intervention musclée de la police lors d’un rassemblement interdit à Bruxelles
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Par AFP

Une jeune femme fauchée par la police, une autre aux cheveux tirés par un agent... «La Boum», un «faux évènement» organisé sur les réseaux à l'occasion du 1er avril, a sévèrement dégénéré jeudi après avoir rassemblé, contre toute attente, quelque 2000 personnes au parc du Bois de la Cambre, à Bruxelles, en Belgique. Interdite par les autorités en raison de la pandémie de Covid, la fête géante s'est soldée par de graves confrontations entre forces de l'ordre et participants, menant à 22 interpellations.

Les policiers, déployés par dizaines, à cheval ou à pied et en équipements antiémeutes, ont essuyé des jets de projectiles au moment d'intervenir, faisant plusieurs dizaines de blessés dans les rangs, selon le média local La Libre. Au moins l'un d'eux a dû être hospitalisé. Mais ce sont les images de violences envers les fêtards, la plupart sans masque, qui ont le plus fait réagir sur les réseaux sociaux.

Mercredi, le parquet de Bruxelles avait prévenu que l'appel lancé sur les réseaux sociaux à rallier ce parc pour une fête était illégal en raison des restrictions anti-Covid. Le parquet avait déploré l'organisation d'«un faux événement intitulé ''La Boum''», avertissant que les participants s'exposaient à des poursuites judiciaires, «vu les risques engendrés par les grands rassemblements». 70.000 comptes Facebook s'étaient montrés «intéressés» par l’événement promu sur le réseau social. «J'étais simplement là pour dire qu'on a le droit de fréquenter un lieu public, pas pour manifester», a dit à l'AFP un des participants, «et on s'est fait gazer sans aucune raison».

«Les gens ont besoin de prendre l'air, mais on ne peut pas tolérer de tels rassemblements dans le Bois de la Cambre», a réagi sur Twitter le bourgmestre (maire) de Bruxelles, Philippe Close, mettant en parallèle ces débordements avec les efforts fournis par les soignants contre le virus. «Les personnes qui n'obtempèrent pas aux injonctions de la police risquent l'arrestation et des poursuites. Merci à la police pour le travail difficile et aux gens qui respectent les règles depuis plus d'un an», a ajouté l'élu socialiste.

Dès mercredi, le parquet avait annoncé l'ouverture d'une enquête pour identifier les organisateurs de ce rassemblement. Face aux images virales de la jeune femme fauchée par la police montée, la porte-parole de la zone de police de Bruxelles, interrogée par La Libre, n'a pas voulu directement réagir. «Comme d'habitude dans une séquence vidéo, nous n'avons qu'une part de l'histoire», a affirmé Ilse Van de Keere. Elle a néanmoins indiqué que la charge des cavaliers ne s'est décidée qu'après de nombreuses sommations et seulement après l'intervention d'une première ligne de policiers. Elle a enjoint les personnes qui s'estiment être victimes de violences de le faire savoir. La ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden a quant à elle assurer qu'elle allait enquêter sur les images de l'incident. «L'action de la police doit bien sûr toujours être proportionnelle», a-t-elle souligné auprès de VRT NWS.

La Belgique est entrée samedi dernier dans une nouvelle phase de restrictions, plus sévères, prévoyant notamment un accès limité aux commerces non essentiels et la possibilité de se rassembler en extérieur à quatre adultes maximum. Sur fond de propagation rapide du variant anglais du Covid, les écoles et universités ont fermé leurs portes lundi, anticipant d'une semaine les quinze jours de congés scolaires de Pâques.

Ce vendredi soir, une centaine de personnes était présente dans le parc du Bois de la Cambre. La police a dispersé les lieux aux alentours de 21 heures.

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