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France: Plus de 2 000 migrants évacués d’un important campement à Saint-Denis

France: Plus de 2 000 migrants évacués d’un important campement à Saint-Denis
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Par AlAhed avec AFP

Les forces de l’ordre ont procédé mardi 17 novembre 2020 au matin à Saint-Denis, au pied du Stade de France, au démantèlement d’un campement de migrants, où vivaient plus de 2 000 personnes, au terme d’une opération d’évacuation dénoncée par les associations qui y voient un «cycle sans fin et destructeur».

Selon le décompte de l’association France terre d’asile, opératrice de l’État, environ 2 400 exilés vivaient la veille encore dans ce camp qui n’a cessé de grossir depuis août. Dans le camp, des feux de palettes étaient visibles depuis le cordon de sécurité mis en place par les forces de l’ordre.

Les 2 400 migrants vont être testés au Covid-19

«Ces camps ne sont pas acceptables» a déclaré lors d’un point presse le préfet de police de Paris, Didier Lallement. «Cette opération a lieu pour faire en sorte que les personnes en situation régulière soient mises à l’abri et celles en situation irrégulière n’ont pas vocation à rester sur le territoire», a expliqué le préfet.

Toutes les personnes prises en charge feront dans un premier temps l’objet d’un test au Covid-19 dans des centres de dépistage mis en place par l’ARS, avant d’être soit isolées dans un premier temps, en cas de résultat positif, soit immédiatement mises à l’abri. «Ce sont des tests antigéniques dont on aura les résultats rapidement, le jour même», a précisé Delphine Rouilleault, directrice générale de France terre d’asile.

Début octobre, Médecins sans frontières a publié une enquête sur le niveau d’exposition au virus parmi les grands précaires, sur un échantillon de 800 personnes testées par l’ONG dans différents centres d’Ile-de-France.

L’étude révèle de fortes disparités selon les types de sites sur lesquels les personnes ont été testées : ainsi, dans les 10 centres d’hébergement où elle intervient, le taux de positivité atteint 50,5 %, contre 27,8 % sur les sites de distribution alimentaire et 88,7 % dans les deux foyers de travailleurs migrants.

La raison principale est la «promiscuité et les conditions d’hébergement qui ont généré des clusters», par exemple dans les gymnases où ces personnes ont été mises à l’abri à l’aube, rapporte l’étude.

Des migrants venus principalement du Soudan et d’Éthiopie

En tout, 70 bus devaient acheminer les migrants alors que 26 centres d’hébergement ont été mis en place par la Préfecture de région d’Ile-de-France (Prif) pour les accueillir.

Lors du premier confinement, entré en vigueur le 17 mars, un important camp de 700 migrants situé à Aubervilliers, avait été démantelé le 24 mars. La précédente évacuation remontait, elle, à juillet, dans la ville voisine d’Aubervilliers. Les premières tentes sont apparues à Saint-Denis, toujours le long du canal, dès la mi-août.

Là, le campement de fortune, où des centaines de tentes s’étaient progressivement installées, était majoritairement constitué d’hommes seuls, originaires en grande majorité d’Afghanistan, mais également du Soudan, d’Éthiopie et de Somalie. Beaucoup sont auparavant passés par d’autres campements à Paris, successivement démantelés.

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