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Coronavirus: plus de 930.000 morts dans le monde, une pandémie «pire que la science-fiction» selon l’OMS

Coronavirus: plus de 930.000 morts dans le monde, une pandémie «pire que la science-fiction» selon l’OMS
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Par AlAhed avec AFP

L'Inde a dépassé mercredi la barre des cinq millions de cas recensés de coronavirus, et un des six envoyés spéciaux de l'OMS sur le Covid-19 a averti que la pandémie, «pire que toutes les sciences-fictions» selon lui, n'en était encore qu'à son tout début.

L'Inde, deuxième pays le plus peuplé au monde avec 1,3 milliard d'habitants, a enregistré un million de nouvelles contaminations en seulement onze jours. Elle est le deuxième pays comptant le plus de cas confirmés (5,02 millions), derrière les Etats-Unis (6,59 millions).

Selon le ministère de la Santé, le Covid-19 a fait 82.066 morts en Inde depuis le début de l'épidémie, mais la plupart des experts estiment que les chiffres réels d'infections et de décès sont probablement beaucoup plus élevés.

Plus de 930.000 morts

La pandémie provoquée par le nouveau coronavirus a fait au moins 930.180 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mardi à 17h00 GMT.

Près de 29,4 millions de cas de contamination ont été diagnostiqués.

Les États-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 195.765 morts. Viennent ensuite le Brésil (133.119), l'Inde (82.066), le Mexique (71.049) et le Royaume-Uni (41.664).

«Pire que la science-fiction»

Et un des six envoyés spéciaux de l'Organisation mondiale de la Santé pour le Covid-19, le docteur David Nabarro, a estimé qu'elle n'en est qu'à son début.

«Ceci est bien pire que toutes les sciences-fictions sur les pandémies», a déclaré M. Nabarro devant la commission des Affaires étrangères du Parlement britannique.

«C'est vraiment sérieux, nous n'en sommes même pas à mi-chemin. Nous en sommes encore au début», a-t-il affirmé, cité mardi par l'agence britannique Press Association.

«C'est une situation terrible, un problème de santé qui est devenu tellement hors de contrôle qu'il plonge le monde non seulement dans une récession, mais dans une contraction économique géante qui va probablement doubler le nombre de pauvres, doubler le nombre de mal nourris, conduire des centaines de millions de petites entreprises à la faillite», a ajouté le Dr Nabarro.

Un moment décisif pour l'Europe, selon l'OMS

Mardi, l'OMS a appelé les gouvernements à prendre des décisions difficiles pour protéger les plus vulnérables et maintenir les jeunes à l'école, quitte à accepter des sacrifices inévitables, alors que l'Europe aborde un moment décisif dans la lutte contre l'épidémie avec la rentrée scolaire et l'arrivée de l'automne.

«L'Europe aborde une saison où les gens vont commencer à retourner dans les espaces intérieurs. La pression de l'infection va augmenter», a déclaré le directeur des Situations d'urgence de l'OMS, Michael Ryan, au cours d'une conférence de presse virtuelle.

Des compromis devront être faits pour maintenir à la fois les plus jeunes et les plus âgés dans la vie sociale, a-t-il souligné. «Le seul moyen est que les adultes maintiennent une distance suffisante pour favoriser une baisse de la contagion».

«Qu'est ce qui est le plus important: le retour de nos enfants dans les classes ou l'ouverture des nightclubs et des bars ?», a-t-il lancé.

Selon l'OMS, les personnes âgées de moins de 20 ans représentent moins de 10 % des cas et moins de 0,2 % des décès. Les écoles ne devraient être fermées qu'«en dernier recours» dans les zones de très forte transmission du coronavirus, a estimé le directeur général de l'organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

En Irlande, les ministres confinés

Tous les membres du cabinet irlandais, soit les plus importants ministres du gouvernement, se sont brièvement placés en isolement mardi en raison d'un soupçon de cas de coronavirus concernant le ministre de la Santé Stephen Donnelly.

Mais dans la soirée les résultats des tests se sont avérés négatifs, a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère de la Santé.

Le gouvernement irlandais a aussi annoncé repousser la réouverture prévue des pubs à Dublin et y imposer de nouvelles restrictions sur les rassemblements entre foyers, face à la résurgence de cas.

Fiasco en Grèce

En Grèce, les cours ont repris lundi. Mais les autorités sont confrontées à un retentissant fiasco: des centaines de milliers de masques ont été distribués dans toutes les écoles du pays pour la rentrée des classes... mais la plupart étaient beaucoup trop grands pour pouvoir être portés.

Lundi, lorsque les masques ont été livrés pour le jour de la rentrée des classes, les élèves ont inondé les réseaux sociaux de photos montrant des visages entièrement recouverts par ces «masques parachutes».

Catastrophe pour le tourisme

Les conséquences sont terribles pour l'économie mondiale, et notamment pour le secteur du tourisme qui a perdu 460 milliards de dollars au premier semestre, a annoncé mardi l'Organisation mondiale du tourisme.

En cause, une chute de 65 % du nombre de touristes internationaux sur la période, marquée par les fermetures de frontières et les restrictions pour les voyageurs.

Aux USA, le pouvoir politique s'ingère dans le fonctionnement scientifique

Aux Etats-Unis, pays le plus endeuillé par le coronavirus qui y a fait plus de 195.000 morts, des experts scientifiques ont dénoncé les pressions «sans précédent» exercées par le président Donald Trump, en pleine campagne pour sa réélection, sur les grandes institutions américaines de santé publique.

Depuis des mois, les incidents se multiplient au sein de l'Agence américaine des médicaments (FDA) et des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), l'agence fédérale en première ligne pour répondre à la pandémie de Covid-19, deux organismes que les lieutenants de Donald Trump perçoivent comme des foyers de résistance contre le désir du président de relancer l'économie.

«Il est sans précédent pour le pouvoir politique aux Etats-Unis de s'ingérer ainsi dans le fonctionnement scientifique de ces agences», dénonce à l'AFP William Schaffner, membre du conseil éditorial des MMWR et professeur à l'université Vanderbilt.

Course au vaccin

Le monde scientifique et l'opposition démocrate soupçonnent également Donald Trump de chercher à faire approuver précipitamment un vaccin avant l'élection présidentielle du 3 novembre.

Trump a affirmé mardi soir qu'un vaccin pourrait être disponible d'ici «trois semaines, quatre semaines», une accélération de ses propres prévisions déjà étonnamment optimistes.

Un vaccin contre le Covid-19 pourrait être disponible pour le grand public en Chine dès novembre, a affirmé une haute responsable, au moment où la course continue entre les laboratoires du monde entier.

«Les progrès actuels sont très satisfaisants», a expliqué à la télévision nationale CCTV l'épidémiologiste Wu Guizhen, une responsable du Centre de contrôle et de prévention des maladies, un organisme du ministère chinois de la Santé.

Une assemblée générale de l'ONU avant la fin de l'année?

Un sommet sur la pandémie de Covid-19, avec une présence physique, est envisagé à New York avant la fin de l'année par l'Assemblée générale de l'ONU, a annoncé mardi le nouveau président de cette instance, Volkan Bozkir.

Lors d'une conférence de presse, cet ancien ministre turc a indiqué que cette session spéciale de l'Assemblée était prévue au cours de «la première semaine de novembre».

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