Une armée secrète pour réprimer les manifestations aux Emirats Arabes Unis (New York Times)
"L'entreprise de sécurité privée Blackwater forme une armée secrète pour la répression des mouvements populaires aux Emirats Arabes Unis", selon le quotidien américain "New York Times".
"L'ancien patron de Blackwater aurait été chargé de mettre en place une milice de 800 hommes, capables d'intervenir en cas d'éventuelle révolte dans le pays", affirme le quotidien dans un rapport.
New York Times explique " qu'un premier groupe d'hommes est arrivé de Colombie en novembre se faisant passer pour des travailleurs de la construction".
"Pris en charge par les services de renseignement, les Colombiens ont été conduits, dans un complexe militaire, dans le désert où d'anciens soldats américains se trouvaient déjà", ajoute-t-il.
Et de poursuivre: "Après les Colombiens, des mercenaires de plusieurs pays y ont débarqué, des Sud-africains, notamment. Les formateurs sont, principalement, américains, mais il y a, aussi, des anciens de la légion étrangère française et des opérations spéciales allemandes et britanniques". Selon le "New York Times", cette milice aurait pour principal objectif d'intervenir en cas de révolte interne.
Le fondateur milliardaire de "Blackwater" serait arrivé, à Abu Dhabi, il y a un an, après le démantèlement de société. Erik Prince avait déjà quitté son poste de directeur exécutif, en 2009, dans la foulée des controverses nées d'une série de bavures, par les agents de "Blackwater", en Irak et en Afghanistan.
Comptant 40.000 employés et entrepreneurs, Blackwater assumait, depuis 2003, ce que l'on dénommait la protection de la sécurité des employés américains en Irak. Pour l'usage excessif de la force notamment la fusillade meurtrière en 2007 qui a causé la mort de 17 civils, "Blackwater" a soulevé un grand scandale et provoqué des protestations et critiques au niveau international, se heurtant ainsi à l'opposition du gouvernement irakien à la reconduction de son permis de travail sur ce territoire. Il a donc changé de nom pour s'appeler désormais la "société militaire privée américaine Xe Services".
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