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Le coronavirus se propage: 15,5 millions de cas dans le monde, dont plus de 4 aux États-Unis

Le coronavirus se propage: 15,5 millions de cas dans le monde, dont plus de 4 aux États-Unis
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Par AlAhed avec AFP

L'épidémie de coronavirus continue de se propager dans le monde, avec 15,5 millions de personnes infectées, dont plus de 8 millions pour le seul continent américain, forçant de nombreux pays à imposer de nouvelles mesures sanitaires.

Au total, 627.307 personnes sont mortes du Covid-19 dans le monde, selon un bilan établi jeudi par l'AFP.

C'est sur le continent américain que la situation reste la plus préoccupante.

Aux États-Unis, le cap des 4 millions de cas officiels a été dépassé jeudi, ajoutant un million de cas en seulement quelque deux semaines, selon l'université Johns Hopkins, qui fait référence. Auparavant, il avait fallu presque un mois pour enregistrer un million de cas supplémentaires et faire passer le seuil de contaminations de 2 millions à 3 millions.

Longtemps accusé de déni face à la pandémie, le président américain Donald Trump a récemment admis une «hausse inquiétante des cas» dans le sud du pays. Il s'est résolu à renoncer à la tenue de la convention républicaine qui était prévue en Floride fin août pour officiellement l'introniser comme candidat du parti républicain à l'élection présidentielle de novembre.

Au niveau national, les modèles épidémiques prédisent, en moyenne, un pic dans les quatre prochaines semaines, selon Nicholas Reich, de l'université du Massachusetts. Avec plus de 144.000 décès, les Etats-Unis sont de loin les plus endeuillés au monde en valeur absolue, devant le Brésil et le Royaume-Uni.

Jeudi, en une journée, les Etats-Unis ont enregistré plus de 76.500 nouveaux cas de Covid-19 - tout près du record sur 24 heures - et 1.225 morts, selon le comptage de l'université.

La flambée des contaminations a aussi fait grimper le chômage pour la première fois dans le pays depuis fin mars, inquiétant Wall Street. Un peu plus de 16 millions d'Américains sont au chômage et 32 millions touchent une indemnité temporaire.

Contaminé, Bolsonaro sans masque

En Amérique latine et aux Caraïbes, le seuil des quatre millions de cas a également été franchi. Le Brésil à lui seul compte désormais plus de 2,2 millions de cas. Cela n'a pas empêché le président brésilien Jair Bolsonaro, contaminé par le coronavirus, de se promener jeudi à moto et de discuter, sans masque, avec des balayeurs près de sa résidence à Brasilia, selon des photos diffusées dans les médias.

A cause de la propagation de l'épidémie, la Bolivie a annoncé le report au 18 octobre des élections générales prévues le 6 septembre.

La Colombie a enregistré jeudi 315 décès, le nombre le plus élevé en une seule journée.

La situation est particulièrement dramatique en Equateur, où le système sanitaire de la deuxième ville du pays, Arequipa, est totalement saturé. Les médias locaux ont rapporté que des patients atteints du Covid-19 dormaient sous des tentes installées près des hôpitaux et que d'autres passaient la nuit dans leurs voitures garées à proximité, dans l'espoir d'obtenir un lit et d'être soignés.

La détresse qui règne dans cette ville est illustrée par une vidéo devenue virale montrant une femme en larmes, en train de courir derrière la voiture dans laquelle se trouvait le président Martin Vizcarra, venu en visite dimanche dans la ville.

Cette femme, Celia Capira, implorait que l'on donne un lit d'hôpital à son mari gravement atteint par le Covid-19. Adolfo Mamani est mort deux jours plus tard, mardi, à l'âge de 57 ans.

Plus de 3 millions de cas en Europe

L'Europe compte officiellement 3.007.088 cas de Covid-19 pour 206.714 morts. Mais deux jours après l'accord des 27 sur un plan de relance inédit d'un montant de 750 milliards d'euros pour faire face à la récession historique due au coronavirus, les eurodéputés ont soufflé le froid.

Ils ont menacé de bloquer l'accord de budget 2021-2027 de l'UE «s'il n'était pas amélioré» et réclament des augmentations dans les domaines du climat, du numérique ou encore de la santé.

Cela ne remet toutefois pas en cause le plan de relance adopté mardi par les 27 face au coronavirus, pour lequel l'approbation du parlement n'est pas nécessaire.

Au Royaume-Uni, le premier ministre Boris Johnson, qui fête vendredi sa première année au pouvoir et qui avait contracté fin mars une forme sévère du Covid-19, a dit vouloir «faire le serment» de «ne pas laisser le virus freiner ce pays». Mais les experts mettent en garde contre une potentielle deuxième vague de contamination alors que le pays détient le triste record européen de 45.000 décès.

En France, le nombre de cas poursuivait son augmentation avec «plus de 1.000» jeudi et «10 nouveaux foyers» d'infection, selon la direction générale de la santé (DGS).

Reconfinements partiels

Face à la recrudescence des contaminations, le port du masque devient obligatoire dans certaines zones.

En Australie, qui avait jusqu'à présent réussi à contenir l'épidémie, l'Etat du Victoria (sud), dont Melbourne est la capitale, a encore enregistré jeudi 422 nouvelles contaminations. Les habitants de Melbourne sont tenus depuis jeudi de porter un masque.

Même chose à Hong Kong mais aussi en Autriche, où le port du masque est redevenu obligatoire dans les supermarchés, les banques et les postes.

En Belgique, le masque sera obligatoire à partir de samedi sur les marchés, dans les rues commerçantes, dans les hôtels, cafés et restaurants, sauf à table.

Après de longues hésitations, l'Angleterre a elle aussi décidé de rendre le masque obligatoire dans les magasins et les supermarchés à compter de vendredi.

Aux Etats-Unis, le port du masque est désormais obligatoire dans la capitale Washington.

Plusieurs pays ont eux choisi de réimposer des reconfinements partiels.

Ainsi, les quelque 10 millions d'habitants de Tokyo ont été invités à rester chez eux à partir de jeudi, premier jour d'un long week-end férié au Japon.

«La tempête est arrivée»

L'Inde s'est également résignée à ordonner au Cachemire un confinement strict pendant au moins une semaine face à la résurgence du virus. Les autorités indiennes ont aussi décidé d'annuler le pèlerinage hindou annuel de l'Amarnath, une première en plus d'un siècle.

L'Afrique du Sud a enregistré une hausse de près de 60 % du nombre total de décès naturels au cours des dernières semaines, laissant les spécialistes penser que le nombre de décès liés au coronavirus est beaucoup plus élevé que n'indiquent les statistiques officielles.

Le président a annoncé jeudi une nouvelle fermeture des écoles publiques pour une durée d'un mois.

«L'Afrique du Sud figure à la cinquième place dans le monde pour le nombre de cas confirmés, et abrite plus de la moitié de tous les cas en Afrique. La tempête du coronavirus est effectivement arrivée», a déclaré Cyril Ramaphosa.

Dans le pays, le virus a fait table rase des rites funéraires. Les croque-morts ne sont plus en noir mais avec des tenues de protection jaune vif. Et pour les familles, ni poignée de terre rouge jetée sur le cercueil, ni fleur: elles sont tenues à distance des défunts qui sont rapidement inhumés.

Tennis: tous les événements 2020 annulés en Chine

Autre signe de prudence, toutes les compétitions de tennis prévues en Chine sont annulées d’ici à la fin de l’année, ont annoncé vendredi les associations féminine (WTA) et masculine (ATP).

Ces mesures font suite à la décision des autorités chinoises de suspendre les compétitions sportives internationales en 2020.

Parmi les manifestations annulées figure l’Open WTA de Wuhan, qui promettait d’avoir une forte portée symbolique dans la première ville du monde touchée par le nouveau coronavirus.

Même décision côté messieurs, avec notamment l’annulation des prestigieuses compétitions du Master de Shanghaï et de l’Open de Chine à Pékin.

Secours aux plus pauvres de la planète

A New York, l'ONU a par ailleurs appelé à porter secours aux quelque trois milliards de personnes les plus pauvres de la planète, qui resteront à l'écart des plans de relance «pour les grands marchés et grandes entreprises».

L’Organisation a notamment appelle le monde arabe, qui a gardé initialement des taux de transmission et de mortalité inférieurs à la moyenne mondiale, à davantage de solidarité, le sollicitant de faire preuve de davantage d’entraide, en créant par exemple «des fonds de solidarité régionaux».

La pauvreté risque de s’intensifier dans le monde arabe. «Un Arabe sur quatre pourrait devenir pauvre», a mis en garde une responsable de l’ONU.

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