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Prolonger l’embargo sur les armes tuerait l’accord nucléaire, avertit Téhéran

Prolonger l’embargo sur les armes tuerait l’accord nucléaire, avertit Téhéran
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Par AlAhed avec AFP

«Prolonger l’embargo onusien sur les ventes d’armes à l’Iran comme le souhaite Washington tuerait définitivement ce qui reste de l’accord international sur le nucléaire iranien», a averti dimanche un haut responsable iranien.

Cet accord «sera mort à jamais si la résolution 2231 [du Conseil de sécurité des Nations unies] est contournée et si les sanctions illégales contre les [ventes d’] armes à l’Iran sont prolongées», écrit Ali Chamkhani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, dans un tweet en anglais. 

Depuis plusieurs jours, les États-Unis font pression sur l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne (les trois pays européens parties à l’accord sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015) pour obtenir une prolongation de l’embargo sur les ventes d’armes internationales à la République islamique.

Cet embargo, qui doit être levé progressivement à partir d’octobre, est inscrit dans une résolution de la résolution 2231, qui entérine l’accord de Vienne.

Mais l’accord est en soins intensifs depuis que le président américain Donald Trump l’a dénoncé unilatéralement en mai 2018 avant de réimposer les sanctions économiques contre l’Iran que Washington avait accepté de suspendre en vertu de ce texte.

Face à l’incapacité des autres partenaires du pacte (Moscou et Pékin en plus de Berlin, Londres et Paris) à l’aider à contourner l’effet dévastateur du retour des sanctions américaines sur son économie, l’Iran a entrepris de revenir progressivement sur la plupart de ses engagements clefs pris à Vienne, conformément, selon lui, à ce que permet l’accord.

Washington, qui accuse au contraire Téhéran de violer le texte, veut empêcher la levée de l’embargo sur les ventes d’armes à l’Iran et a prévenu mercredi envisager «toutes les options» pour arriver à ses fins.

Le Département d’État prépare ainsi un argumentaire juridique visant à faire reconnaître que les États-Unis sont toujours un «État participant» à l’accord de Vienne en dépit de leur retrait.

La manœuvre vise à forcer les Européens à choisir entre accepter de prolonger l’embargo sur les armes ou permettre aux États-Unis de déclencher, en tant qu’ «État participant» la réimposition de toutes les sanctions internationales contre l’Iran levées par la 2231, ce qui pour l’Iran, achèverait d’enterrer l’accord.

«Que va faire» l’Union européenne ? demande M. Chamkhani : «sauver l’honneur et soutenir le multilatéralisme ou accepter l’humiliation en aidant l’unilatéralisme ?»

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