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Bahreïn: les forces de l’ordre attaquent et torturent les blessés dans les hôpitaux

Bahreïn: les forces de l’ordre attaquent et torturent les blessés dans les hôpitaux
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L'ONG américaine, Médecins pour les droits de l’homme, (Physicians for Human rights) a affirmé, dans un rapport, que les forces de l'ordre bahreïnies ont volé les ambulances et se sont déguisées en des secouristes pour arrêter les manifestants touchés dans une tentative de les réprimer. 
"La police a eu recours à la force pour faire sortir les secouristes de leurs ambulances et les a obligés à enlever leus uniformes", a ajouté l'ONG.
"Les forces de l'ordre bahreïnies ont attaqué également les docteurs, notamment les chiites" a souligné le rapport ajoutant que "la répression des manifestations a suscité une ambiance d'horreur dans les rangs des manifestants blessés qui ne sont pas rendus aux hôpitaux pour recevoir des soins".
Le rapport a cité le cas d'un citoyen bahreïni nommé Ali qui a été touché par une balle au visage et transporté à un hôpital du Manama. Le lendemain, les forces de l'ordre ont enchaîné Ali ainsi que 20 autres blessés et les ont battus. Il cite également le cas d'un docteur qui a été enlevé par les autorités bahreïnies.
L'ONG a affirmé disposer de preuves médicales d'attaques perpétrées sur des médecins, des personnels médicaux, des patients et des civils désarmés.
"Ces faits sont extrêmement troublants et justifient une enquête internationale immédiate", a estimé son directeur, Hans Hogrefe, dans un communiqué, ajoutant que "les attaques d'hôpitaux, d'ambulances, de cliniques sont des atteintes à la structure même de la société et nuisent à la santé de tout le pays".
Ce rapport est le premier de son genre qui montre la répression qu'ont subi les services médicaux lors des manifestations au Bahreïn.
Amnesty International a affirmé que plus de 500 personnes, dont une majorité de chiites, avaient été arrêtées ces dernières semaines à Bahreïn, et que certaines avaient été torturées. Selon l'organisation, quatre d'entre elles sont mortes en détention.

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