Ministre syrien des AE: Les actes des bandes armées ne passeront plus sous silence
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Mouallem, a affirmé "qu'il n'est plus acceptable que les actions menées par les bandes armées dans certaines régions passent sous silence" faisant état de grandes pressions populaires réclamant l'instauration de l'ordre et de la sécurité".
S'exprimant lors d'une rencontre avec les les ambassadeurs des pays arabes et étrangers accrédités à Damas, Mouallem a ajouté que " les évènements qui ont lieu dans quelques régions doivent prendre fin, surtout après l'allocution du président Bachar al-Assad devant le nouveau gouvernement annonçant l'imminence de la levée de l'état d'urgence et l'adoption d'une loi de pluralisme".
"Nous croyons que ceux qui veulent la réforme expriment leur opinion d'une manière pacifique sur la base que cette réforme est une nécessité nationale. Les adeptes de la réforme ne font usage ni de violence ni d'armes…Ils ne font également pas recours au sabotage, ne brûlent pas les institutions étatiques et ne bloquent pas les routes", a-t-il ajouté indiquant que "la réforme est un besoin national et un processus permanent qui exigent la sécurité et la stabilité".
"Nous respectons les manifestations pacifiques, mais le blocage des routes, le vandalisme et les incendies sont une autre question qui ne peut plus être tolérée", a-t-il poursuivi.
Mouallem a souligné que "les priorités du nouveau gouvernement seront l'accomplissement des tâches assignées par le président al-Assad, qui comporte deux points : la réalisation des réformes proposées et le rétablissement de la sécurité et de l'ordre" révélant que "le président Assad a rencontré personnellement un nombre de représentants des gouvernorats et des villes syriennes, écouté leurs revendications dont la plupart étaient déjà exaucées, et promis de répondre au reste".
Au sujet de la campagne médiatique menée par certaines chaînes satellitaires arabes contre la Syrie, il a souligné "qu'elle joue un rôle négatif qui nuit aux intérêts du peuple et de l'Etat syriens".
"Nous ne nous opposons pas à la liberté de presse, mais plutôt au manque d'objectivité, car cette absence porte préjudice aux intérêts nationaux", a-t-il affirmé.
Concernant la saisie d'armes de contrebande en provenance d'Irak, Mouallem a dit que "le gouvernement irakien n'a rien à voir avec cette affaire". "Toutefois, a noté Mouallem, cela prouve qu'il y a des parties qui s'efforcent de saper la sécurité et la stabilité en Syrie".
Al-Mouallem a conclu en réaffirmant que la réforme est en cours en Syrie et que les manifestations pacifiques sont autorisées, mais la violence et le vandalisme ne peuvent être tolérés.
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