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Libye: un repli tactique des insurgés et une division au sein de la communauté internationale sur leurs armements

Libye: un repli tactique des insurgés et une division au sein de la communauté internationale sur leurs armements
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Les développements sur le terrain se sont accélérés dans les 24 dernières heures au Libye. Pendant que les forces de l'opposition affluaient vers la ville startégique côtière de Syrte, les combattants dU Conseil national de transition (CNT) se repliaient de Brega et de Ras Lanov. La question de la fourniture d'armes aux insurgés divise toutefois la communauté internationale.
La porte parole du CNT Iman Boukassis avait annoncé qu'il s'agit d'une "retraire tactique" qui vise à écarter leurs forces des milices et mercenanaires de Kadhafi". 
Parallèlement, la question de la fourniture d'armes aux insurgés divise toutefois la communauté internationale. La Grande-Bretagne « n'exclut pas » de fournir des armes aux rebelles, mais « n'a pas encore pris la décision de le faire », a déclaré le Premier ministre britannique, David Cameron. Même son de cloche côté français. Le président des États-Unis Barack Obama a également affirmé qu'il n'excluait pas de fournir des armes, mais souligné qu'une évaluation du rapport de force entre les rebelles et le régime de Kadhafi était en cours. M. Obama a toutefois signé au cours des deux ou trois dernières semaines un décret confidentiel autorisant des opérations secrètes de la CIA pour soutenir les insurgés, ont déclaré hier quatre responsables américains à Reuters. La CIA et la Maison-Blanche ont refusé de réagir à ce sujet.
La Belgique, qui participe à l'intervention internationale, a exclu quant à elle d'armer les rebelles libyens. La Norvège a estimé en outre qu'il n'était « pas d'actualité » de les armer. La Russie a également insisté qu'aucun pays n'a le droit d'armer les rebelles, en vertu du mandat approuvé par le Conseil de sécurité de l'ONU.
La réaction libyenne sur ce sujet ne c'est pas fait attendre. Dans la soirée, le ministère libyen des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué que « fournir une assistance militaire aux bandes armées serait contraire aux résolutions du Conseil de sécurité et reviendrait à soutenir le terrorisme, alors qu'il a été prouvé que les bandes armées à Benghazi appartiennent à el-Qaëda et à d'autres groupes terroristes ».
Parallèlement, le président chinois Hu Jintao, recevant son homologue français Nicolas Sarkozy, a averti que « si les actions militaires apportaient le désastre aux civils innocents et aggravent la crise humanitaire, cela pourrait violer l'esprit originel de la résolution du Conseil de sécurité ».
Enfin, l'OTAN a annoncé qu'elle avait commencé hier à assurer le commandement des opérations aériennes de bombardement en prenant la suite de la coalition dirigée par les États-Unis. Le transfert a débuté et se fait « graduellement », a affirmé un responsable de l'Alliance atlantique à l'AFP. Selon la porte-parole de l'OTAN, Oana Lungescu, l'Alliance « commande toutes les unités qui ont été placées sous son autorité », se refusant de préciser si ces appareils participaient à des frappes.
Mercredi, Juppé avait fait état de « premières défections » autour de Moammar Kadhafi. La Grande-Bretagne a de son côté annoncé sa décision d'expulser cinq diplomates libyens susceptibles de « constituer une menace pour la sécurité » du Royaume-Uni.
(Source : agences)

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