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La Tunisie en deuil s’apprête à enterrer son président

La Tunisie en deuil s’apprête à enterrer son président
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Par AlAhed avec AFP

La Tunisie s'apprête samedi à rendre un hommage national à son premier chef d'Etat élu démocratiquement au suffrage universel, Béji Caïd Essebsi, qui doit être enterré en présence de plusieurs dirigeants et d'une foule de Tunisiens.

La dépouille du président décédé jeudi à l'âge de 92 ans a rejoint vendredi le palais présidentiel de Carthage, en présence de centaines de personnes venues se recueillir à sa sortie de l'hôpital militaire.

Une cérémonie officielle est prévue à 11H00 locales (10H00 GMT), à laquelle assisteront notamment Emmanuel Macron et le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Le cortège funèbre quittera le palais vers le cimetière du Djellaz, à environ 25 kilomètres de là, où il sera inhumé aux côtés des membres de sa famille.

Le ministère de l'Intérieur a indiqué avoir déployé un important dispositif de sécurité, tout en respectant les «rassemblements spontanés de citoyens».

«Le président Béji Caid Essebsi appartient au peuple tunisien et chaque Tunisien a le droit d’assister à ses funérailles», a écrit son fils Hafedh, sur Facebook.

Tunis a décrété sept jours de deuil en hommage à son président, et des matches de foot ainsi que des évènements culturels ont été annulés.

La Tunisie doit désormais s'atteler à la préparation d'élections. Béji Caïd Essebsi est mort à quelques mois de la fin de son mandat en décembre, mais la Constitution prévoit que l'intérim du chef du Parlement Mohamed Ennaceur ne dure que 45 à 90 jours, soit jusqu'au 23 octobre.

L'instance supérieure indépendante chargée d'organiser des élections a annoncé jeudi une élection présidentielle anticipée «probable» dès le 15 septembre, au lieu du 17 novembre initialement prévu, ce qui bouleverse le calendrier électoral. Des législatives sont prévues en octobre.

Nombre de Tunisiens ont salué la transition rapide, alors que leur pays est le seul des Etats arabes touchés par les contestations de 2011 à poursuivre sur la voie de la démocratisation malgré les soubresauts politiques, la morosité économique et des attaques terroristes.

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