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Le conseiller diplomatique de Macron en Iran pour œuvrer à la «désescalade»

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Par AlAhed avec AFP

Le conseiller diplomatique du président français Emmanuel Macron, Emmanuel Bonne, ira à Téhéran mardi et mercredi pour rencontrer les autorités iraniennes afin d’œuvrer à une «désescalade», a indiqué lundi la présidence française.

Emmanuel Bonne «se rend à Téhéran pour assembler les éléments d'une désescalade, avec des gestes qui doivent être faits immédiatement avant le 15 juillet», a ajouté la présidence française sans autre précision, après que Téhéran a annoncé produire de l'uranium enrichi à au moins 4,5%, au-delà de la limite autorisée par l'accord de 2015 sur son programme nucléaire (JCPoA).

Samedi soir, le président français Emmanuel Macron avait annoncé vouloir «explorer d'ici au 15 juillet les conditions d'une reprise du dialogue avec toutes les parties».

«Nous sommes dans une phase très critique», commente-t-on à la présidence française, «parce qu'il y a un intérêt de part et d'autre à faire monter la pression».

«Les Iraniens prennent des mesures qui sont en violation du JCPoA mais qui sont très calibrées et par ailleurs Donald Trump est un dealmaker (négociateur, NDLR). Les Iraniens exagèrent, mais pas trop, et Trump met la pression maximale mais il exerce cette politique jusqu'au moment où il peut dealer», selon la même source.

«L'important dans cette situation de crise est de pouvoir trouver les éléments intermédiaires qui permettent de passer de la tension extrême à la négociation», explique la même source.

«Les conversations du président de la République avec [le président iranien Hassan] Rohani, et Donald Trump, d'autre part, nous donnent une capacité de manœuvre», ajoute-t-elle.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a confirmé lundi que l'Iran avait commencé à enrichir de l'uranium à un degré supérieur à celui autorisé par l'accord conclu en 2015 avec les grandes puissances.

L'Union européenne a de son côté exhorté «fortement l'Iran à cesser (...) ses activités contraires aux engagements» de l'accord de Vienne, dont les Etats-Unis sont sortis unilatéralement mai 2018 avant de rétablir des sanctions contre Téhéran.

En riposte, l'Iran avait annoncé le 8 mai qu'il commençait à s'affranchir de certains des engagements de l'accord afin de forcer les parties restantes (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni et Russie) à l'aider à contourner les sanctions américaines.

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