La France déplore les violences et appelle au dialogue à Bahreïn
La France a "déploré" mercredi les violences à Bahreïn, où la police a brutalement délogé les manifestants du centre de la capitale, faisant au moins trois tués, rappelant que le dialogue "constitue la meilleur voie possible".
Les forces de l'ordre ont repris le contrôle de la place de la Perle à Manama, épicentre de la contestation, après la proclamation de l'état d'urgence par le roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa, fort de l'appui des monarchies voisines du Golfe qui ont envoyé des forces pour l'aider à contenir la contestation.
"Nous suivons avec attention la situation à Bahreïn et sommes vivement préoccupés par la montée des tensions. Nous déplorons les violences et appelons à la responsabilité et au dialogue, ainsi qu'au respect du droit de manifester librement et pacifiquement", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bertrand Valero.
Le dialogue "constitue la meilleure voie possible pour restaurer la confiance et répondre aux attentes qui se sont exprimées", a-t-il ajouté lors d'un point de presse.
"Nous avons pris bonne note à cet égard de l'allocution prononcée par le prince héritier proposant un dialogue national. Nous souhaitons que ce dialogue puisse rapidement s'engager", a-t-il souligné.
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé avait relevé mardi, à propos de Bahreïn et de l'arrivée de forces étrangères dans ce pays, que rien n'interdit à un Etat d'appeler un autre Etat à l'aide.
"Ce type d'intervention n'exonère pas les différents pouvoirs dans toute cette région de tenir compte des aspirations de leur peuple et de progresser sur la voie de la démocratie", avait-il poursuivi.
Alain Juppé, devait recevoir mercredi son homologue des Emirats arabes unis, Cheikh Abdallah Ben Zayed, dont le pays a envoyé des policiers à Bahreïn.
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