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Un autre martyr saoudien accusé de crimes en son absence !

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Par Zeinab Daher

Des récits inimaginables racontant l’oppression saoudienne révèlent à quel point les martyrs ont souffert et combien les détenus souffrent toujours à l’intérieur des cellules du royaume.

L’un des membres de la famille du martyr Haidar al-Leef, qui a été exécuté avec 36 autres personnes le 23 avril dernier, raconte certains détails de sa détention.

Zahraa al-Nimr, originaire de la région d’al-Awamiya, la nièce d’al-Leef, lui aussi de cette même ville, située à l'est de l'Arabie saoudite.

Al-Leef, qui a laissé une femme et trois enfants, travaillait pour une entreprise privée. Son travail lui demandait de se déplacer pendant environ deux semaines, puis de revenir en ville pour deux semaines de vacances qu’il passait avec sa famille et ses proches.

«Le père de trois enfants se conduisait comme la famille du prophète Mohammad (P). Il avait toujours le sourire, et avait le sens de l'humour.

Le 1er mai 2013, il a été convoqué obligatoirement par le poste de police sous peine de mesures sévères en cas d'insoumission.     Tout le monde en Arabie saoudite sait que lesdites mesures comprennent la perquisition de maisons, l'intimidation des habitants et des tueries dans les rangs des citoyens », raconte Mme Zahraa au site AlAhed.

ter«Haidar s'est rendu au poste de police le mercredi 4 mai 2013 pour comprendre les raisons de sa convocation. Au début, aucune accusation claire n’avait été portée contre lui. Après l'avoir arrêté, des membres de sa famille sont allés demander de ses nouvelles. La police a nié sa présence au poste, mais après de nombreuses revendications, la police a dit à sa famille qu'il serait libéré samedi prochain car il n'y avait aucune preuve pour le condamner», a ajouté la nièce.

Sachant que s’il était impliqué dans des actes «terroristes», il ne se serait pas rendu. Cela ne veut pas dire que tous ceux qui sont recherchés et qui refusent de se rendre aux autorités sont des criminels ; car si nous avions été dans un pays où la justice régnait, toutes ces personnes recherchées se seraient rendues.

La police, cependant, n'a pas libéré le martyr Haidar comme il était prévu. Aucune nouvelle n'a été divulguée à son sujet durant deux mois au cours desquels il est resté en isolement. Il a été soumis à toutes sortes de tortures physiques et psychologiques, en plus de menaces d'intimidation comme l'arrestation de ses proches, l'obligation de divorcer son épouse… pis encore, une liste de fausses accusations lui ont été attribuées, le contraignant sous la torture à admettre sa responsabilité dans des crimes…

Sa famille n’a pas pu lui rendre visite ni le contacter, ni même s’informer de ses nouvelles. Les raisons de son arrestation n'ont jamais été élucidées. Plus tard, certains membres de la famille ont été autorisés à lui rendre visite.

Le martyr Haidar, comme le souligne sa nièce, n'a pas eu un procès équitable. Sur la base des aveux extorqués sous la torture, il a été condamné à mort alors qu'il a nié avoir commis ces crimes durant le procès et a souligné qu'il avait fait ces aveux sous la torture. La peine a ensuite été annulée et le dernier procès l’a condamné à 8 ans de prison… Nous avons ensuite été choqués qu'il ait été exécuté après avoir purgé injustement 6 ans de prison.

«J’aimerais noter que certains crimes qui lui ont été faussement attribués avaient eu lieu alors qu'il était hors de sa ville. Il était au travail, où il restait deux semaines consécutives, avec des preuves à l'appui. Il a également demandé de faire une analyse des résidus de coups de feu concernant les crimes qui lui ont été imputés, et ce, dans le but de prouver son innocence, mais cette demande lui a été refusée», a ajouté Zahraa.

Comme tous les autres martyrs, le corps de Haidar al-Leef est resté aux mains des autorités saoudiennes. Sa famille n’a pas pu l’enterrer selon les enseignements religieux. Cependant, malgré sa perte, la famille est assurée que le martyr est désormais couvert par la miséricorde de Dieu après six ans de torture et d’oppression…

Presque tous les martyrs qui ont été exécutés ont été arrêtés pour avoir participé à des manifestations pacifiques réclamant des droits et non pas pour avoir commis des actes terroristes, comme le prétendent les autorités. Mais en Arabie saoudite, l'emprisonnement et l'exécution sont le prix à payer pour réclamer le respect des droits fondamentaux de l'homme.

Traduit de l’anglais (original)

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