L’Arabie est obligée de permettre les protestations pacifiques, selon HRW et Amnesty
Deux ONG ont appelé les autorités saoudiennes à autoriser les manifestations, à l'approche d'un appel à une journée de protestation vendredi.
Le ministère saoudien de l'Intérieur avait rappelé samedi que les lois du royaume interdisaient "catégoriquement toutes les formes de manifestations, de marches ou de sit-in", alors qu'un appel circule sur Facebook pour une "Journée de révolution" le 11 mars.
Dans un communiqué Human Rights Watch a appelé les autorités saoudiennes à "revenir sur leur décision d'interdire les manifestations pacifiques".
"En interdisant toutes les protestations, les dirigeants saoudiens disent à leurs compatriotes qu'ils ne sont pas des citoyens à part entière et n'ont pas le droit de participer aux affaires publiques", a estimé Sarah Leah Whitson, directrice pour le Proche-Orient à l'organisation.
Amnesty International a également appelé les autorités à "garantir le droit de réunion" et affirmé qu'elles étaient "obligées, conformément à la loi internationale, de permettre les protestations pacifiques".
Les autorités saoudiennes "doivent immédiatement mettre un terme à ces restrictions scandaleuses", a ajouté Philip Luther, directeur adjoint d'Amnesty pour le Proche-Orient et l'Afrique du nord.
Les Etats-Unis avaient affirmé lundi que le droit de manifester devait être respecté partout, "y compris en Arabie saoudite".
Human Rights Watch a par ailleurs réclamé la libération de "plus de 20 protestataires arrêtés le 3 mars dans la ville de Qatif", dans la province orientale où se concentre la minorité chiite du royaume. Amnesty a également appelé à la libération de arrêtés lors de manifestations.
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