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Tunisie: l’opposition quitte le gouvernement, le mouvement Ennahda légalisé

Tunisie: l’opposition quitte le gouvernement, le mouvement Ennahda légalisé
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Le mouvement islamiste tunisien Ennahda, largement réprimé sous le régime de l'ex-président Zine El Abidine Ben Ali, a été légalisé, 30 ans après sa fondation, a annoncé mardi à l'AFP son porte-parole officiel Ali El-Aryadh.
Toléré au début de l'ère Ben Ali en 1987, Ennahda avait été réprimé après les législatives de 1989 où les listes qu'il soutenait, avaient recueilli au moins 17% des suffrages. Environ 30.000 militants et sympathisants islamistes avaient été arrêtés dans les années 90.
Deux chefs de l'opposition tunisienne se sont retirés mardi du gouvernement de transition, contribuant à son affaiblissement, alors que le mouvement islamiste Ennahda a obtenu sa légalisation.
Les ministres tunisiens de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Ahmed Ibrahim, et du Développement régional et local Ahmed Néjib Chebbi, ont tour à tour annoncé leur démission du gouvernement de transition.
Ils étaient les seuls représentants de l'opposition dans ce cabinet.
M. Ahmed Ibrahim, chef du parti Ettajdid (ex-parti communiste), a indiqué à l'AFP avoir "la conviction qu'il pourrait mieux servir la révolution en étant en dehors du gouvernement".
"J'annonce ma démission en raison de l'hésitation et du flou qui ont marqué l'action du gouvernement de Mohammed Ghannouchi", a déclaré M. Chebbi, dirigeant du Parti démocratique progressiste (PDP), lors d'une conférence de presse.
Le ministre auprès du Premier ministre tunisien chargé des réformes économiques et sociales, Elyes Jouini, a aussi démissionné mardi du gouvernement de transition, a annoncé l'agence officielle TAP.
M.Jouini est le troisième ministre à quitter le gouvernement mardi, portant à cinq le nombre des ministres démissionnaires en deux jours.
Deux ministres ont déjà démissionné lundi, au lendemain de la démission du Premier ministre Mohammed Ghannouchi, aussitôt remplacé par Béji Caïd Essebsi, 84 ans, un libéral qui avait servi sous Habib Bourguiba (président de 1957 à 1987).
Il s'agissait de Mohamed Nouri Jouini qui avait le portefeuille de la Planification et de la coopération internationale, et de Mohamed Afif Chelbi à l'Industrie et la technologie, qui avaient fait partie du dernier gouvernement Ben Ali.

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