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La révolution islamique d’Iran et son impact sur la stratégie américaine

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Par Charles Abi Nader

Le président américain Donald Trump est peut-être le plus franc et le plus clair des présidents des États-Unis, en exposant ses plans et les agendas de son administration. La plupart de ses prédécesseurs avaient peut-être une politique semblable à la sienne, mais au moins ils essayaient de manœuvrer et de dissimuler les vrais objectifs des plans politiques et stratégiques. Pour en faire d’avantage, le président Trump a nommé un conseiller à la sécurité nationale (John Bolton), aussi rude et franc que lui, d’une franchise grossière, loin de toutes les méthodes diplomatiques bien connues.

Le président Trump l’a récemment déclaré ouvertement «nous resterons en Irak pour surveiller l'Iran». En une phrase il a résumé la stratégie américaine qui prêche les crises, les guerres et les tragédies et qui a déterminé la politique des différentes administrations américaines au Moyen-Orient, depuis la chute de l’allié stratégique, le Chah Reza Pahlavi, et la victoire de la révolution islamique en Iran guidée par l’imam Khomeiny en 1979, notamment celles adoptées envers l’Iran et l’Iraq, et la plupart des pays voisins de ces deux pays.

Après la révolution islamique en Iran, les Américains ont perdu leur principal centre d'intérêt dans la région, à partir duquel Washington menait à bien la fragmentation et l’affaiblissement des pays arabes et islamiques, notamment les pays du Golfe riches en pétrole qui pouvaient jouer un rôle principal dans l’unité des pays arabes pour faire face à l'ennemi historique des arabes et des musulmans (l'entité sioniste), et former un front unifié et solide pour contrecarrer les ambitions occidentales politiques et économiques au Moyen-Orient...

Ainsi, la nouvelle stratégie américaine pour la région a été tracée, largement influencé et obsédé par la révolution islamique en Iran et ses conséquences aux effets désastreuses sur leurs intérêts et ceux de leurs alliés sionistes. Washington a trouvé dans la création des conflits, des crises et des guerres dans la région, en particulier dans les milieux qui affectent cette révolution, un objectif et un intérêt. Les différentes étapes de la stratégie américaine peuvent définies comme suit :

La guerre irako-iranienne

Quelque temps après la victoire de la révolution islamique en Iran, la première guerre du Golfe a éclaté. Sous des prétextes soudainement inventés par l'ancien président irakien Saddam Hussein, contournant un accord signé entre l'Iran et l'Irak, qui régissait les précédents conflits frontaliers entre les deux pays, notamment ce qui concerne la souveraineté sur Chatt al-Arab et la côte maritime commune, dans le triangle stratégique entre Abadan et Khorramshahr en Iran et Bassorah en Irak. Les États-Unis ont joué un rôle majeur dans le déclenchement du conflit, puis dans la prolongation du conflit sanglant entre les deux parties, qui a duré plus de huit ans, y compris des pertes énormes humaines et économiques estimées à près de quatre cent milliards de dollars.

L'invasion du Koweït par l'Irak :

Deux ans après la guerre irako-iranienne, qui a laissé de profondes séquelles et d’énormes pertes pour ces deux pays, Saddam Hussein, piégé par les américains, a de nouveau inventé des prétextes incohérents sans aucune signification juridique, historique ou politique, et décida d'envahir le Koweït sans préavis, une violation flagrante de tous les principes, normes et lois internationaux, causant d’énormes destructions et de pertes humaines ainsi que le déplacement des citoyens, mais le pire, c’est qu’il a donné aux américains le prétexte longtemps attendu pour qu’ils déclenchent une guerre contre l'Irak. Cette guerre fut la clé de l'intervention militaire américano-occidentale dans la région, et qui continue jusqu'à présent en tant qu'occupation à part entière, notamment en Irak.

L'émergence du terrorisme et de «Daech»

-Avec l’augmentation de la pression nationale contre l'occupation américaine et l’évolution des opérations de la résistance, les américains étaient obligés de trouver un moyen approprié pour diminuer au minimum la présence militaire sur le terrain, tout en assurant la protection de leurs intérêts en Irak. Ces unités, qui étaient forcées à se retirer suite à la résistance irakienne et l’augmentation de la pression américaine interne contre leur présence en Irak, ont réussi à signer un accord de sécurité militaire avec les autorités irakiennes, leur permettant de garder plusieurs bases aériennes.

-Cette présence militaire américaine, limitée par l'accord avec l'État irakien, ne permettait à Washington ni s'immiscer dans la politique interne de Bagdad et ni de l’orienter vers son plan de fragmentation et de dispersion des pays arabes et islamiques. Washington voyait que l’Ira et l’Irak pouvaient avoir des relations cohésives, qui menaceraient ceux des états unis, en préservant les intérêts et l’avenir de la nation. Afin de briser cette alliance, «Daech» a été créé, avec le support et l’aide implicite et explicite des Etats unis pour frapper l'armée irakienne, les services de sécurité et les institutions gouvernementales dans la plupart des régions du pays, alimenté par la division sectaire qui ravageait le pays. Cette organisation guidée et appuyée financièrement, militairement et médiatiquement par l’Amérique et les pays du Golfe, semant ainsi le chaos. Cette création américaine a affaibli et fragmenté l'Irak et a menacé l’économie et la sécurité de la République islamique d’Iran, qui a consacré une grande partie de ses efforts et de son énergie à contrecarrer un tel terrorisme si dangereux.

Par la suite, grâce à la fermeté et la détermination de l’axe de résistance dirigé par la République islamique, face à la guerre terroriste qui visait l’Irak, la Syrie et le Liban, et après le retour de l’équilibre sécuritaire, économique et politique dans les pays de l’Axe, le président Trump a décidé de se retirer de l’accord nucléaire conclu avec l’Iran sans présenter aucun document prouvant que l’Iran a enfreint les termes de l’accord, comme l’ont confirmé les agences de sécurité et de renseignement et les autres états membres de l’accord. Trump tente de faire céder l’Iran en imposant une série de sanctions économiques injustes contre l'Iran et de saper son influence et son influence dans la région.

Ainsi, après avoir découvert que leur dernière magouille (le retrait de l’accord nucléaire) n’avait pas réussi à faire céder et à bloquer la République islamique d’Iran, ils ont dévoilé leur dernier plan : rester en Irak pour surveiller l’Iran et limiter son influence dans la région. À ce stade, à partir de cette politique, Trump a couronné sa stratégie anti-Iran qui a débuté après la victoire de la révolution islamique en 1979 et s'est poursuivie par la création de tensions, de guerres et de crises pour contourner l'Iran et son impact, puis les deux guerres du Golfe, et finalement le soutien des mouvements terroristes semant le chaos.

Traduit par AlAhed Français

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