Please Wait...

Crise franco-italienne: «La récréation est finie», selon Paris

folder_openFrance access_timedepuis 6 mois
starAJOUTER AUX FAVORIS

Par AlAhed avec AFP

Le rappel de l'ambassadeur de France en Italie vise à siffler la fin de «la récréation» après une «ingérence malvenue» de responsables italiens, a affirmé vendredi la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau.

«Il ne s'agit pas de dramatisation, il s'agit de dire la récréation, c'est fini», a dit la ministre sur Radio Classique.

«Un membre d'un gouvernement étranger qui vient en France soutenir même pas un leader politique mais quelqu'un qui a appelé à la guerre civile, quelqu'un qui a appelé au renversement du président et à un gouvernement militaire, ça n'est jamais arrivé», a-t-elle souligné.

Pour elle, il s'agit d'«une ingérence malvenue, d'un geste inamical de gens qui sont censés être des gouvernants, dont la priorité doit être les intérêts des Italiens».

Une rencontre mardi en France du vice-Premier ministre italien Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), avec des «gilets jaunes», mobilisés depuis plusieurs semaines contre le président Emmanuel Macron, dont un de leurs délégués Christophe Chalençon, a été pour Paris la «provocation» de trop dans des relations déjà très tendues ces derniers mois.

Interrogée sur la part de responsabilité de Paris et Rome dans la crise en cours, Mme Loiseau a rétorqué: «Nous, nous avons nommé les choses. Malheureusement ce qui se passe en ce moment nous donne raison».

«Quand nous avons dit que les nationalismes en Europe, sans citer particulièrement un pays ou un autre, c'était une agrégation d'intérêts catégoriels nationaux qui ne créaient jamais de solution mais qui envenimaient les problèmes, je constate qu’Emmanuel Macron avait raison de le dénoncer», a-t-elle estimé.

La France rappelle son ambassadeur en Italie

Jeudi, la France a rappelé son ambassadeur en Italie pour «des consultations» après une série de «déclarations outrancières» et «d'attaques sans précédent» de responsables italiens, selon le ministère français des Affaires étrangères.

«La France a fait, depuis plusieurs mois, l'objet d’accusations répétées, d’attaques sans fondement, de déclarations outrancières que chacun connaît et peut avoir à l’esprit», a déclaré la porte-parole du Quai d'Orsay dans un communiqué.

«Cela n’a pas de précédent, depuis la fin de la guerre (...) Les dernières ingérences constituent une provocation supplémentaire et inacceptable», a ajouté Agnès von der Mühll.

Comments

//