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Yémen : les Émirats arabes unis soupçonnés de livrer des armes occidentales aux milices

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Par AlAhed avec AFP

Amnesty International a accusé ce mercredi les Émirats arabes unis, engagés militairement au Yémen, de fournir des armes de pointe d'origine occidentale à des milices yéménites, quelques heures après des inquiétudes exprimées sur ce sujet par un général américain.

Le général Joseph Votel, chef des forces américaines au Moyen-Orient, a fait part de ses préoccupations à des sénateurs après une enquête de la chaîne CNN, selon laquelle des équipements fournis par Washington à l’Arabie saoudite et aux Émirats avaient été utilisés par des milices au Yémen. Amnesty international a également publié une enquête dénonçant les accointances occidentales avec les pays du Golfe.

Des milices accusées de crimes de guerre

Selon CNN, la coalition menée par l’Arabie saoudite a transféré des armes et des véhicules militaires fabriqués par les États-Unis à des terroristes liés à «Al-Qaïda», des milices radicales et d’autres groupes.

Dans un rapport publié mercredi, Amnesty International a également accusé les Émirats arabes unis, engagés militairement au Yémen, dénonçant l’implication de ce pays devenu un canal majeur de distribution de véhicules blindés, de systèmes de mortier, de fusils et de mitrailleuses. Autant d’armes qui seraient détournées illégalement vers d’innombrables milices qu’ils soutiennent et qui sont accusées de crimes de guerre. « Les Émirats arabes unis fournissent des armes occidentales à des milices sans se soucier des conséquences », dénonce l’ONG.

« Les forces armées émiraties reçoivent des milliards de dollars d’armes provenant de pays occidentaux et d’autres sources, qu’elles ne font que détourner vers des milices au Yémen qui ne sont pas contrôlées et sont connues pour commettre des crimes de guerre ».

Les groupes qui reçoivent ces armes – y compris ceux qu’on appelle « Les Géants », la « Ceinture de sécurité » et les « Forces d’élite » – sont formés et financés par les Émirats, mais ne sont responsables devant aucun gouvernement, affirme Amnesty, basée à Londres. Certains d’entre eux sont accusés de graves violations des droits humains, notamment pendant l’offensive contre la ville portuaire de Hodeida (ouest), et dans le réseau de « prisons secrètes » appelées « sites noirs », soutenu par les Émirats dans le sud du Yémen et où des cas de torture ont été signalés, selon l’organisation.

Une coalition militaire sous commandement saoudien mène depuis mars 2015 des raids meurtriers contre les zones résidentielles et les infrastructures du Yémen, sous prétexte de soutenir le gouvernement du Président démissionnaire controversé Abed Rabbo Mansour Hadi, réfugié en Arabie saoudite.

Un nouveau bilan donné par le quotidien britannique The Independant estime le nombre de victimes entre 70.000 et 80.000, et souligne que l’Arabie Saoudite et ses alliés ont pu éviter l’indignation contre leur intervention au Yémen, parce que le nombre de victimes des combats a été largement minoré.

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