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Venezuela: Maduro menace les pays du Groupe de Lima de représailles diplomatiques

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Le président vénézuélien Nicolas Maduro a menacé mercredi les pays du Groupe de Lima de représailles diplomatiques s’ils ne revenaient pas dans les 48 heures sur leur position de ne pas reconnaître son deuxième mandat.

«Une lettre de protestation a été adressée à tous les gouvernements du +cartel+ de Lima dans laquelle nous exigeons une rectification de leur position sur le Venezuela dans les 48 heures, ou bien le gouvernement du Venezuela prendra les mesures diplomatiques les plus rapides et les plus sévères», a déclaré le président socialiste au cours d’une conférence de presse.

Le chef de l’Etat, dont le nouveau mandat de six ans débute jeudi, a jugé «inacceptable» la déclaration commune signée la semaine dernière par les pays membres du Groupe de Lima, à l’exception du Mexique.

Douze pays d’Amérique latine et le Canada, appuyés par les Etats-Unis, ont appelé M. Maduro à renoncer à son mandat et à transférer le pouvoir au Parlement, contrôlé par l’opposition soutenue par les Etats Unis, dans l’attente de l’organisation «d’élections démocratiques».

Le président vénézuélien a rejeté en particulier le point de la déclaration commune qui prend le parti du Guyana dans un conflit territorial avec le Venezuela.

Dans leur déclaration, les membres du Groupe de Lima indiquent qu’ils rejettent «toute provocation ou déploiement militaire qui menace la paix et la région» et demandent au président vénézuélien qu’il renonce à toute «action qui viole les droits souverains de ses voisins».

Fin décembre, le Venezuela a accusé le Guyana d’avoir violé sa souveraineté après l’interception de deux navires d’exploration sismique travaillant pour l’entreprise pétrolière américaine ExxonMobil avec l’autorisation du gouvernement guyanais, dans une zone maritime que se disputent les deux pays.

L’Assemblée constituante, composée de fidèles au pouvoir, a demandé mardi l’ouverture d’une enquête pour «trahison» à l’encontre de députés d’opposition qui ont affiché leur soutien à la déclaration du Groupe de Lima.

«C’est juste et je soutiens totalement» cette décision, a commenté M. Maduro.

Créé en 2017, le Groupe de Lima comprend l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Panama, le Paraguay, le Pérou, le Guyana et Sainte-Lucie.

Le président vénézuélien a aussi qualifié de «stupidité» la décision annoncé lundi par Lima de lui interdire l’entrée sur le territoire péruvien, ainsi qu’aux membres de son cabinet. Il a dénoncé «l’arrogance et le racisme exprimés depuis toujours par l’oligarchie péruvienne contre le Venezuela».

Il s’en est également pris une nouvelle fois à la Colombie, qualifiant ce pays voisin de «plus grand ennemi du Venezuela» et le président colombien, Ivan Duque, de personne vouant «la plus grande haine au peuple vénézuélien».

Nicolas Maduro, 56 ans, prêtera serment jeudi devant la Cour suprême et non devant le Parlement, contrôlé par l’opposition.

Source: agences et rédaction

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